Plaie du talon : comment un pansement non remboursé a fait la différence

Plaie du talon : comment un pansement non remboursé a fait la différence

Avez-vous déjà rencontré une situation médicale qui semble sans issue ? 🚑

Voici l’histoire d’un patient souffrant d’une plaie postérieure au talon gauche causée par l’excès de corne sur un terrain d’œdème lymphatique majeur des membres inférieurs.
Ses jambes, rappelant le Bibendum, témoignent de nombreuses années de contention par bas, sans amélioration de l’œdème. La plaie, bordée d’hyperkératose et suintant abondamment, ne cessait de se dégrader, atteignant presque le calcaneum. Colonisée par du tissu fibrino-nécrotique et accompagnée d’une odeur désagréable, elle provoquait une douleur permanente, gênant sa marche.

Malgré son refus de changer de traitement ou d’entamer une réduction de l’œdème par hospitalisation, une solution a été trouvée. Un pansement à base de CMC + ions argent et EDTA a été proposé, bien que non remboursé.
En l’appliquant au fond de la plaie, suivi d’un pansement standard à la CMC, des résultats spectaculaires ont été observés en seulement 15 jours. La plaie s’est comblée, devenant superficielle sans odeur ni douleur, et les exsudats ont nettement diminué.
Bien qu’il reste du chemin à parcourir, le patient est désormais très satisfait du résultat. 🎉

Cette histoire montre qu’une situation apparemment inextricable peut se résoudre avec la bonne approche. Si vous rencontrez des défis similaires, explorez toutes les options avant de perdre espoir.

Quand les Superabsorbants Ne Tiennent Plus Leurs Promesses

Quand les Superabsorbants Ne Tiennent Plus Leurs Promesses

Depuis quelques années, nous avons vu apparaître des gammes de super absorbants avec une interface siliconée couvrant toute la surface du pansement.

Deux objectifs étaient visés :

  • Transformer le pansement super absorbant en un pansement primaire, pouvant être appliqué directement sur la plaie pour éviter la multiplication des pansements.
  • Faciliter le travail des infirmières en maintenant le pansement en place le temps de préparer le complément de soin, notamment les bandages à poser.

Sur le papier, l’idée semblait parfaite. 😌 Mais, en réalité, ces pansements se révèlent problématiques. Certains ont un maillage si étroit qu’il ne s’élargit qu’après plusieurs jours, alors que le pansement devrait déjà être changé. D’autres sont équipés de mini perforations pour laisser passer les exsudats.

En testant ces nouvelles gammes, je me suis retrouvé plusieurs fois confronté à des problèmes de macération, de dermite périphérique et de colonisation critique sur des plaies fortement exsudatives. Face à ces défis, j’ai dû revenir aux superabsorbants classiques. 😔

C’est vraiment dommage, car ces pansements sont censés exceller dans l’absorption. Avec le temps, certains fabricants ont compris la situation et ont repositionné leurs super absorbants siliconés vers le segment des hydrocellulaires pour les plaies peu à moyennement exsudatives.

À plusieurs reprises, j’ai recommandé aux fabricants de créer un pansement superabsorbant avec une simple bordure adhésive siliconée, sans recouvrir toute la surface. Cela permettrait de conserver toutes les propriétés d’absorption. Ce serait particulièrement utile pour les escarres du sacrum ou d’autres plaies cavitaires. Aujourd’hui, sans une bande de contention, utiliser un superabsorbant efficace nécessite souvent l’ajout d’un hydrofilm ou d’un hydrocellulaire siliconé pour maintenir le tout. Et cela a un coût. 💸

Nous avons besoin de voir un changement.

Pseudomonas : Quand la « pseudo-menace » des greffes devient réelle 😷

Pseudomonas : Quand la « pseudo-menace » des greffes devient réelle 😷

L’infection post-greffe cutanée est la hantise du chirurgien. C’est la principale complication, en dehors de l’absence de prise de greffe. Les équipes de chirurgiens plasticiens qui prennent en charge des grands brûlés en savent quelque chose 🔥.

 

Dans le domaine des plaies chroniques, que je connais bien, il y a un phénomène particulièrement agaçant. Permettez-moi de vous raconter l’histoire de l’un de mes patients 🏥.

 

Il s’agit d’un homme d’une soixantaine d’années, avec un ulcère veineux récalcitrant depuis plus de six mois ⏳. Après avoir été suivi en ambulatoire par son médecin généraliste et ses infirmières, il arrive dans notre service. Malgré tous les soins et bilans, sa plaie n’a pratiquement pas évolué en un mois.

 

Nous décidons alors, avec son accord, de tenter une greffe. Nous optons pour une greffe en pastille et fragmentaire à la lame froide. La plaie est propre, suffisamment bourgeonnante pour l’envisager rapidement 💉.

 

Juste après l’opération, le résultat semble prometteur. À J4, les greffons commencent à bien prendre, prenant une teinte rosée, signe de guérison 🌸. Mais au bout de huit jours, une mauvaise surprise nous attend : le pansement commence à verdir, et les greffons se rétractent. Chaque jour, les greffons semblent être grignotés, jusqu’à être complètement chassés, laissant la plaie inflammatoire ⚠️.

 

Le coupable ? Une colonisation au Pyocyanique, ou Pseudomonas aeruginosa. Invisible au départ, ce germe prospère dans l’environnement humide créé par la greffe et les pansements maintenus plusieurs jours 🔬.

 

Ce problème est rare sur des plaies bien bourgeonnantes. Mais il faut rester vigilant sur celles qui le sont moins. Cette mésaventure m’est arrivée plusieurs fois. Désormais, j’effectue systématiquement des prélèvements bactériologiques préopératoires pour analyser la flore de ce type de plaie 🧫.

 

Grâce à ces précautions, j’ai pu reporter plusieurs greffes. Les analyses révélaient la présence de Pseudomonas aeruginosa, invisible cliniquement. Après un traitement local avec une solution antibiofilm, une meilleure gestion des exsudats, des pansements antibactériens, une détersion complémentaire et parfois une électrostimulation, nous parvenons généralement à l’éliminer 🧴. Je fais toujours un contrôle avant de lancer la greffe.

 

Parfois, une antibiothérapie orale est nécessaire, bien que les résistances croissantes du germe compliquent les choses 💊.

 

Faites Connaître votre Expertise et Boostez votre Réseau Médical 

Faites Connaître votre Expertise et Boostez votre Réseau Médical 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un problème courant.

De nombreux infirmiers spécialisés, qu’ils soient en cicatrisation ou dans d’autres domaines, ont du mal à communiquer avec les médecins et à élargir leur réseau professionnel. 📞 Obtenir des rendez-vous avec des spécialistes ou des examens complémentaires comme un Doppler artério-veineux des membres inférieurs ou une radiographie est souvent un véritable défi. 😓

La bonne nouvelle ? Il existe une solution simple et efficace : les comptes rendus de consultation. 📄 Pour les médecins, c’est le premier canal de communication. 📢

L’envoi régulier de comptes rendus est un excellent moyen de faire connaître et reconnaître votre expertise. 🌟

Un compte-rendu de consultation, c’est bien plus qu’un simple rapport :
Carte de visite : Le médecin a vos coordonnées sous la main. 📇
Flyer de présentation : Le médecin découvre vos compétences et services. 💼

Tous les médecins vous le diront : envoyer des comptes rendus à divers correspondants booste considérablement votre clientèle. 📈

Bien sûr, cela demande un peu de temps, mais les résultats en valent la peine. ⏳

En communiquant régulièrement avec différents médecins, vous allez ouvrir des portes : obtenir des rendez-vous plus facilement, améliorer le suivi des patients, et fluidifier le parcours de soins. 🚪
En envoyant des comptes rendus aux médecins qui vous connaissent déjà, vous restez présent dans leur esprit. 💭
En envoyant régulièrement des comptes-rendus, vous consolidez une relation de confiance avec vos correspondants. 🤝
Lorsqu’ils auront un patient avec des problèmes de cicatrisation ou autre, ils penseront immédiatement à vous. 🔄 En envoyant des comptes rendus à de nouveaux contacts, vous faites découvrir votre expertise et gagnez de nouveaux correspondants réguliers. 🌐

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La plaie qui ne voulait pas guérir

La plaie qui ne voulait pas guérir

Un jour, un patient de 45 ans est venu me voir pour une consultation. Ce n’était pas une visite ordinaire. Six ans plus tôt, il avait subi un grave accident de travail. Magasinier de profession, son membre inférieur droit avait été écrasé par un chariot élévateur. Ce jour-là, il avait été transporté en urgence, présentant une fracture ouverte complexe du fémur et des tissus mous écrasés.

L’hospitalisation fut longue et éprouvante, compliquée par une infection des tissus mous et de l’os. Il a bénéficié d’une thérapie par pression négative et d’un lambeau, qui, malheureusement, n’a tenu que partiellement. Une petite plaie persistait le long de sa cicatrice, en haut de la cuisse droite, mesurant 3 cm de long et 1,5 cm de profondeur. La cicatrice était rétractile avec une perte de substance musculo-cutanée bien visible.

Le temps passa, et avec lui, les complications. Le patient prit beaucoup de poids, atteignant un BMI de 40, et conservait une boiterie. Il était toujours en arrêt de travail.

Pendant plus de 3 ans, il suivit de nombreux protocoles de pansement : argent, acide hyaluronique, NOSF, il avait essayé presque tout ce qui était disponible sur le marché. Il utilisa du miel de Manuka, subit deux greffes par enfouissement, une thérapie par pression négative, des injections de PRP avec gel, une matrice dermique de poisson, et une solution antibiofilm. Mais rien n’y faisait, la plaie persistait. Pourtant, il ne se décourageait pas.

Pendant cette période, il décida de suivre une cure pour perdre du poids. Cette démarche contribua à réduire la taille de la plaie, confirmant ainsi que l’obésité était un frein à la cicatrisation.

Au cours de l’évolution, un hyperbourgeonnement localisé est apparu. Une biopsie a révélé un bourgeon charnu sans trace de tissu malin.

Un jour, un hyperbourgeonnement localisé apparut. Une biopsie révéla qu’il ne s’agissait que d’un bourgeon charnu, sans trace de tissu malin. Une nouvelle intervention chirurgicale fut proposée pour reprendre la cicatrice, exciser complètement la zone inflammatoire et réaliser une plastie. Mais le patient, traumatisé par son hospitalisation passée, refusa. Une invalidité partielle fut prononcée.

Le dernier espoir résidait dans un autre type de miel de Manuka. Et ô surprise, la plaie se referma complètement en 15 jours ! Le patient put reprendre le travail, à un autre poste cette fois, et se porta bien. Depuis, il n’a pas été revu.

Rétrospectivement, nous avons réalisé que ce patient présentait probablement un biofilm récalcitrant gênant la cicatrisation, biofilm qui fut éradiqué par le miel de Manuka, plus riche en enzymes antibactériennes que celui utilisé auparavant. La perte de poids joua également un rôle important.

La leçon de cette histoire ? Parfois, il faut s’armer de patience et de persévérance.

Pas Juste une Plaie : Comprendre le Granulome Inflammatoire Hyperplasique en pratique courante.

Pas Juste une Plaie : Comprendre le Granulome Inflammatoire Hyperplasique en pratique courante.

Le granulome inflammatoire hyperplasique peut parfois être confondu avec un hyperbourgeonnement. Voici un exemple concret qui illustre cette situation :

👵 Cas clinique :
Une patiente de 81 ans, résidant en EHPAD pour troubles cognitifs, vient consulter au motif d’une escarre pertrochantérienne droite.
La plaie, le long d’une cicatrice de chirurgie de hanche, ne semble pas guérir correctement : elle est occupée par une lésion hyperbourgeonnante, flasque, saignant facilement. Il y a des signes de fistulisation (un tunnel sous la peau qui ne devrait pas y être).

🔍 Investigation :
Un examen plus approfondi révèle que cette plaie persistante est en contact avec du matériel mis en place au contact du fémur.
Une lecture plus approfondi du dossier médical nous apprend que cette patiente a été opérée 6 mois en arrière d’une fracture du fémur suite à une chute avec pose de vis plaque.
La cicatrice n’avait jamais complètement guéri et une petite ouverture persistait, sans notion d’hyperappui sur cette zone.

🛠️Intervention :
La patiente a été référée à son chirurgien pour suspicion d’infection du matériel implanté. Ce n’était pas une simple plaie de pression (escarre) comme on aurait pu le penser. Le matériel chirurgical a été retiré et remplacé par une nouvelle prothèse sous couverture antibiotique après avoir fait des prélèvements pour analyse.

🧐 Enseignements :
Ce cas illustre comment un granulome inflammatoire hyperplasique peut être un signe soit d’une infection, soit d’une réaction à un corps étranger, et parfois les deux. C’est une condition complexe qui demande une évaluation attentive pour éviter des diagnostics erronés.