Rhéophérèse en cicatrisation : une technique innovante pour les plaies difficiles à cicatriser

Rhéophérèse en cicatrisation : une technique innovante pour les plaies difficiles à cicatriser

Malgré les progrès des soins locaux et de la revascularisation, la prévalence des plaies chroniques reste élevée. D’autres options thérapeutiques doivent être envisagées pour améliorer la prise en charge. Parmi elles, la rhéophérèse en cicatrisation s’impose comme une piste intéressante pour certaines plaies difficiles à traiter.

 

Qu’est-ce que la rhéophérèse ?

La rhéophérèse est une technique particulière de filtration du sang, réalisée en deux étapes : d’abord une aphérèse qui sépare le plasma des cellules sanguines, puis une filtration du plasma à travers un « rheofilter ». Ce filtre retient spécifiquement les macromolécules responsables de l’hyperviscosité du sang (fibrinogène, IgM, LDL-cholestérol, facteur de Willebrand, alpha-2-macroglobuline). En abaissant la viscosité sanguine, la rhéophérèse vise à améliorer la perfusion microvasculaire et à réduire l’inflammation.

Rhéophérèse et plasmaphérèse : quelles différences ?

La rhéophérèse est une forme spécifique de plasmaphérèse. Contrairement à la plasmaphérèse classique, la filtration est ici double et sélective, avec peu de nécessité de remplacer le plasma (parfois un apport d’albumine est réalisé). Le risque d’allergie est faible par rapport à la plasmaphérèse, mais le coût par séance est plus élevé, en raison du filtre dédié.

Quels sont les résultats cliniques observés ?

La rhéophérèse améliore la microcirculation, accélère la cicatrisation, réduit la douleur, et peut être couplée à la dialyse chez certains patients.

Indications de la rhéophérèse en cicatrisation

Premiers résultats publiés

  • Ulcère ischémique du membre inférieur : des études prospectives montrent une amélioration de l’oxygénation tissulaire et une réduction de la surface de plus de 50 % à 3 mois chez environ la moitié des patients non revascularisables.
  • Pied diabétique ischémique : les études pilotes indiquent une accélération de la cicatrisation de 30 % et une limitation des amputations majeures.
  • Calciphylaxie : la rhéophérèse est reconnue comme traitement adjuvant de 2e intention, souvent couplée à la dialyse chez les patients insuffisants rénaux.
  • Ulcération digitale de la sclérodermie : les séances bihebdomadaires permettent une diminution de la douleur et une cicatrisation partielle à complète dans 60 % des cas en 8 semaines.

Protocole de la rhéophérèse en cicatrisation

Les séances sont réalisées en centre de dialyse sous la supervision d’un néphrologue. Chaque séance dure en moyenne 2 heures, à raison de deux fois par semaine, avec une réévaluation à J30 puis J60. Le protocole type : deux séances par semaine pendant 3 semaines, puis une séance hebdomadaire jusqu’à amélioration.

Limites et complications potentielles

Limites du traitement

  • Peu d’études randomisées, effectifs limités
  • Absence de recommandation formelle en cicatrisation
  • Matériel dédié et filtre à usage unique onéreux
  • Protocole long, initialement intensif
  • Nécessité d’un cathéter veineux central chez les patients non dialysés (risques infectieux/thrombotiques)

Complications potentielles

  • Hypotension, crampes, céphalées, hypocalcémie
  • Infections, thromboses, hématomes, pneumothorax liés au cathéter
  • Hypofibrinémie excessive, thrombopénie transitoire, risque hémorragique
  • Rares réactions allergiques à la membrane, risque d’embolie gazeuse

Perspectives futures pour la rhéophérèse en cicatrisation

  • Lancement d’essais randomisés contrôlés
  • Développement de filtres de nouvelle génération limitant la perte d’albumine
  • Utilisation de biomarqueurs pour prédire la réponse (fibrinogène, e-sélectine, viscosité plasmatique)
  • Thérapies combinées : rhéophérèse + thérapie cellulaire (PRP, matrice dermique, derme artificiel) ou réhabilitation vasculaire
réophérèse photo technique particulière de plasmaphérèse pour la cicatrisation

Conclusion : la rhéophérèse en cicatrisation, une innovation à surveiller

La rhéophérèse en cicatrisation ouvre de nouvelles perspectives dans la prise en charge des plaies complexes et difficiles à guérir. Elle reste une stratégie de 2e intention, en particulier pour les plaies ischémiques en échec de revascularisation et de soins locaux. Pour les indications établies, le rapport bénéfices/risques est jugé favorable. L’angiodermite nécrotique, quant à elle, nécessite encore une évaluation expérimentale et un encadrement multidisciplinaire.

Algorithme décisionnel en quatre étapes

  1. Optimisation des traitements de première intention
  2. En cas d’échec, évaluation de la perfusion, de la viscosité et des comorbidités
  3. Décision collégiale de rhéophérèse en cicatrisation en cas d’impasse thérapeutique
  4. Réévaluation à 1 et 2 mois : arrêt si absence de réponse

FAQ – Rhéophérèse en cicatrisation

Qu’est-ce que la rhéophérèse ?

La rhéophérèse est une technique d’aphérèse spécialisée, destinée à éliminer du plasma sanguin certaines macromolécules responsables d’une viscosité excessive. Elle vise à améliorer la microcirculation et la cicatrisation des plaies difficiles, notamment dans les contextes d’ischémie ou de pathologies vasculaires.

Quelle est la différence entre rhéophérèse et plasmaphérèse ?

La rhéophérèse se distingue de la plasmaphérèse par une double filtration sélective du plasma, permettant de cibler spécifiquement les molécules responsables de l’hyperviscosité, avec moins de nécessité de remplacement du plasma. Le risque d’allergie est également plus faible.

Dans quels cas la rhéophérèse est-elle indiquée en cicatrisation ?

Elle est utilisée en cas d’ulcère sur AOMI, pied diabétique ischémique non-revascularisable, calciphylaxie urémique ou non urémique, ulcérations digitales de la sclérodermie systémique, et en expérimental pour l’angiodermite nécrotique.

La rhéophérèse peut-elle être réalisée en même temps qu’une dialyse ?

Oui, la rhéophérèse peut être couplée à une séance de dialyse chez les patients insuffisants rénaux, en particulier dans la prise en charge de la calciphylaxie.

Quels sont les principaux risques ou complications de la rhéophérèse ?

Les principaux risques incluent hypotension, crampes, hypocalcémie, complications liées au cathéter (infection, thrombose), hypofibrinémie, thrombopénie transitoire, et plus rarement réactions allergiques à la membrane ou embolie gazeuse.

Usage détourné d’un pansement bioactif à base d’acide hyaluronique.

Usage détourné d’un pansement bioactif à base d’acide hyaluronique.

L’idée est partie des États-Unis par l’intermédiaire de femmes sur les réseaux sociaux.
La crème à base d’acide hyaluronique (*) ferait un tabac…

Sur Tik-Tok, ce produit serait qualifié par des « stars » comme étant la crème anti-âge « la plus puissante au monde »….

La crème serait appliquée régulièrement sur le visage ou carrément utilisée en masque.

Cette rumeur qui enfle s’est propagée en France, d’abord en région parisienne puis à l’ensemble des métropoles.
De plus en plus de femmes réclameraient à leur médecin des prescriptions de ce produit remboursé par la sécurité sociale.

Ce mésusage de la crème à l’acide hyaluronique, s’il progresse, pourrait entraîner son déremboursement. Pourtant, l’utilisation de ce pansement bio-actif est loin d’être négligeable dans le traitement des plaies. De nombreuses études corroborent son utilité.

Pour contrôler ce phénomène de mode, la solution est simple : IL SUFFIT QUE LES PRESCRIPTEURS APPOSENT LA MENTION « NON REMBOURSÉE » SUR LEUR ORDONNANCE, LORSQUE LES PATIENTES FONT UNE DEMANDE À USAGE COSMÉTIQUE.

A diffuser largement !!

(*) IALUSET crème et l’EFFIDIA crème commercialisés pour la cicatrisation en France et sous le nom de HYALUGEN® en Suisse

Quel est le secret des infirmiers experts plaies les plus sollicités ? Quelle est la clé de leur succès ?

Quel est le secret des infirmiers experts plaies les plus sollicités ? Quelle est la clé de leur succès ?

Un jour, en discutant avec un infirmier expert sur les défis quotidiens liés à la cicatrisation, il m’a confié : « J’aimerais vraiment savoir rédiger un compte-rendu, » m’a-t-il avoué avec une pointe de frustration. « Je ne sais pas comment faire, et c’est un vrai problème pour communiquer avec mes médecins prescripteurs. » 💬🏥

Sur le moment, j’étais surpris. En tant que médecin, la rédaction de compte-rendu m’a toujours semblé évidente. Dès l’internat, c’est un exercice quotidien. Mais il m’apparaissait clair que pour les infirmiers experts, ce n’était pas une routine intégrée à leur formation. Le DU Plaies et cicatrisation n’apporte pas non plus les outils. 

Cette conversation m’a ouvert les yeux. Au fil de nombreux autres échanges, j’ai découvert que beaucoup d’infirmiers partageaient cette difficulté, ce qui les empêchait de mettre en valeur leur expertise et d’étendre leur réseau professionnel, pénalisant ainsi leur activité. 🌐📈

Moi-même, en envoyant quotidiennement des rapports sur la cicatrisation de mes patients, j’ai pu constater combien cela a enrichi mon activité, en élargissant mon réseau et en renforçant ma réputation dans ma région. 📊🚀

Le compte-rendu n’est pas juste un rapport ou une formalité; c’est un moyen très puissant de faire reconnaître votre expertise, un pilier de communication avec le corps médical, et une stratégie pour contourner toute problématique de publicité. 🌟📚

Convaincu de l’impact positif que cela pourrait avoir, j’ai créé une formation spécialement conçue pour les infirmiers experts. Ce programme leur apprend à rédiger des comptes-rendus initiaux, de suivi, et finaux, tout en étant court et direct: moins de 30 minutes de vidéo, avec des exemples concrets et en bonus un modèle de compte-rendu pour chaque situation. 🎓🕒

Merci à Nicolas Charpentier pour avoir inspiré cette initiative ! 👏💡

Si vous êtes intéressé par cette opportunité de développement professionnel, cliquez ici

Experts plaies : obtenez vos prescriptions médicale à temps !

Experts plaies : obtenez vos prescriptions médicale à temps !

« D’après vous, qu’est-ce qui prend le plus de temps : recevoir une prescription médicale ou monter l’Everest ? 🏔️

Moi, j’ai ma petite idée… 😜 »

Vous connaissez le scénario :

Vous demandez une ordonnance.

Silence radio.

Vous relancez.

Toujours rien.

Vous finissez par vous demander si le médecin est en vacances.

Et là, vous vous retrouvez à jouer les détectives pour savoir quel canal utiliser : SMS, email, pigeons voyageurs ?

Bonne nouvelle, j’ai préparé un petit guide pour éviter ces courses contre la montre et recevoir vos prescriptions (plus vite que la lumière ?).

En tant qu’expert en plaies, titulaire d’un DU Plaies et Cicatrisation, il est souvent difficile d’obtenir rapidement une prescription de la part d’un médecin correspondant. Ce retard peut entraîner des conséquences importantes dans la prise en charge des patients.

 

🚨 Un problème fréquent

 

Les prescriptions manquantes provoquent souvent des retards dans les traitements tels que :

  • Soins infirmiers
  • Examens complémentaires (prise de sang, Doppler, prélèvement bactériologique)
  • Orientation vers un spécialiste
  • Accès au dossier médical du patient

Conséquences des retards

Il arrive que vous deviez relancer plusieurs fois ou même vous déplacer en personne pour obtenir l’ordonnance.

 

Comment communiquer efficacement avec votre médecin correspondant

 

Chaque médecin a ses habitudes de communication :

  • e-mail,
  • téléphone fixe ou mobile,
  • SMS,
  • WhatsApp ou autres réseaux sociaux
  • ou messagerie sécurisée.

Utilisez le bon canal pour éviter l’échec.
Prenez toujours note des préférences de communication du médecin, car utiliser le mauvais canal peut entraîner des retards.

 

La meilleure stratégie

 

Contactez le secrétariat du médecin et demandez :

« Par quel moyen puis-je joindre le Dr X en cas d’urgence ? »

Si la secrétaire hésite, proposez-lui différents moyens de contact.

Les médecins réagissent souvent rapidement en cas d’urgence.

 

Comment formuler votre demande de prescription

 

Utilisez le canal de communication préféré du médecin.
Exprimez un sentiment d’urgence.
Soyez précis.

Exemple 1 :

« Cher Docteur X, pourriez-vous m’envoyer une prescription pour commencer les soins infirmiers de Madame Z le plus rapidement possible ? Voici le modèle pour éviter tout rejet par la Sécurité Sociale. »

Utilisez un ton respectueux pour garantir une communication fluide avec votre médecin correspondant :

 

Exemple 2 : sur un ton de suggestion

« Cher Docteur X, Madame Y n’a jamais eu d’exploration vasculaire, et je suis inquiet. Je ne retrouve pas ses pouls au niveau de sa cheville. Ne serait-il pas utile de prescrire un Doppler artériel ? Pouvez-vous me l’envoyer ou préférez-vous lui transmettre directement ? »

 

Exemple 3 : toujours sur un ton de suggestion

« Cher Docteur X, Madame Y présente un œdème sévère à la jambe, ce qui entraîne beaucoup de fibrine dans sa plaie. Ne pensez-vous pas qu’une compression serait nécessaire ? Le système Z pourrait convenir à sa situation. Pourriez-vous m’envoyer une ordonnance ? »

 

Si vous n’obtenez pas de réponse

 

Si le médecin ne répond pas sous 24-48 heures, envoyez un rappel poli.

Première relance :

« Cher Docteur X, je me permets un petit rappel concernant Madame Y. Elle a toujours besoin d’une ordonnance pour des bandes de compression. Je crains que la situation ne s’aggrave. Pourriez-vous m’envoyer la prescription rapidement ? »

Si cela ne fonctionne toujours pas, essayez une deuxième fois :

Deuxième relance :

« Cher Docteur X, je suis toujours en attente de votre prescription. Madame Y souffre, et la contention pourrait la soulager. Je vous remercie de m’envoyer une ordonnance dès que possible. »

 

Conclusion

 

Ces stratégies peuvent vous aider à accélérer le processus de prescription. N’hésitez pas à partager vos propres astuces dans les commentaires !

 

« J’ai réussi mon DU Plaies. Pourtant rien n’a changé »

« J’ai réussi mon DU Plaies. Pourtant rien n’a changé »

Déception, frustration… Ce sont les sentiments de ceux qui, après avoir obtenu leur DU Plaies et Cicatrisation, se rendent compte que rien n’a changé. Malgré leur passion et leurs compétences, ils peinent à trouver un poste pour déployer leur expertise.

Beaucoup aimeraient travailler en consultations spécialisées, mais les places sont rares et chères. Le turn-over est quasi inexistant, et les quelques postes disponibles dans les centaines de centres existants sont déjà pourvus.

Certes, il existe d’autres alternatives : travailler pour un laboratoire, un prestataire de soins à domicile, faire de la formation ou coordonner un réseau. Mais ce n’est pas ce que tous souhaitent.

Créer une consultation de cicatrisation en solo ou en groupe infirmier, c’est un parcours du combattant : difficultés pour intégrer des réseaux, pour obtenir des prescriptions, accéder aux médecins référents, ou tout simplement au dossier médical des patients.

Après avoir échangé avec beaucoup d’entre vous, il apparaît que la solution la plus simple est de se rapprocher d’un médecin ou d’un groupe de médecins en ville. Ils pourraient être actifs dans le projet ou simplement référents en cas de besoin.

Cette approche présente de nombreux avantages : elle élimine le besoin de trouver un médecin prescripteur, ouvre les portes des réseaux de spécialistes, et simplifie le parcours du patient. Avec un médecin, vous pouvez constituer un centre de plaies de premier recours !

Si vous vous reconnaissez dans cette situation ou si vous connaissez quelqu’un qui pourrait être concerné, n’hésitez pas à forwarder ce post. Ensemble, faisons en sorte que plus de professionnels de la cicatrisation trouvent leur place ! 👍🔄

 

Dermite de contact : protocole complet de traitement et prévention des récidives

Comprendre la dermite de contact : irritative ou allergique

Les dermites de contact, qu’elles soient irritatives ou allergiques, peuvent compromettre la cicatrisation des plaies. Leur prise en charge repose sur un protocole clair, applicable aux deux formes.

Traitement local : les étapes essentielles

Éviction complète de l’agent causal

L’identification et l’élimination de l’agent irritant ou allergène est la priorité absolue.
Notez systématiquement cet agent dans le dossier clinique et informez le patient, l’équipe soignante et les correspondants.

Nettoyage doux, sans produit agressif

Évitez antiseptiques, antibiotiques locaux, savons parfumés. Utilisez uniquement un syndet à pH neutre, non irritant.

Lésions exsudatives : assèchement local

Utilisez des pansements absorbants, non occlusifs, non adhésifs et hypoallergéniques : interfaces, fibres superabsorbantes, alginates.

Application précoce de dermocorticoïdes

En l’absence d’infection locale, appliquez un dermocorticoïde de classe 2 dès le départ. Suivez une cure décroissante rapide :

  • 2x/jour → 1x/jour → un jour sur deux → 2x/semaine avec un émollient

Puis relais par un émollient quotidien à l’arrêt des corticoïdes.

Traitements complémentaires

Ajoutez un antihistaminique oral si besoin (prurit, urticaire).
Réservez une corticothérapie orale aux formes généralisées, rares et sévères.

Prévention des récidives : stratégie rigoureuse

Traçabilité de l’agent causal

Inscrivez clairement l’agent déclencheur dans le dossier.
Informez tous les intervenants. Ajoutez une alerte dans le suivi si nécessaire.

Supprimez les produits irritants

Évitez :

  • Antiseptiques (chlorhexidine, bétadine, etc…)
  • Antibiotiques locaux
  • Lingettes imprégnées agressives
  • Savons parfumés ou détergents

Choisissez les bons pansements

Évitez :

  • Pansements occlusifs (hydrocolloïdes, polyuréthanes, siliconés)
  • Adhésifs agressifs

Préférez :

  • Pansements non adhésifs
  • Interfaces
  • Fibres superabsorbantes
  • Alginates

Surveillance à long terme

Même après cicatrisation, le risque de rechute persiste si l’agent causal est réintroduit.
Maintenez les précautions dans le temps. Formez le patient et les aidants.

Conclusion : traitement + prévention = cicatrisation durable

Une dermite bien soignée, c’est :

  • Une éviction rigoureuse
  • Un traitement local maîtrisé
  • Une vigilance durable