UN PISTOLET POUR LE TRAITEMENT DES PLAIES

UN PISTOLET POUR LE TRAITEMENT DES PLAIES

Autre dispositif vu à la EWMA 2022 à Paris : le système Spincare qui se présente sous forme d’un pistolet avec visée laser.

Commercialisé par la société @nanomedic-technologies, il s’agit d’un système d’électrofilage qui imprime une matrice nanofibreuse directement sur le patient, à l’aide d’une solution jetable à usage unique.
Cette matrice projetée à 20 cm du malade forme un substitut cutané temporaire en se polymérisant sur la plaie.

Elle est respirante et constitue une barrière contre les micro-organismes, réduisant le risque d’infection. Elle maintient un milieu humide propice à la cicatrisation.
Elle adhère à la plaie permettant une liberté de mouvement, et des douches régulières (24 à 48 heures après l’application).
Elle reste sur la plaie jusqu’à ce que le processus de cicatrisation soit terminé et se détache d’elle-même lorsque la plaie est cicatrisée.
Il n’est pas nécessaire d’en appliquer une nouvelle couche.
La surveillance est facilité par sa transparence.
La matrice Spincare épouse étroitement la surface, la forme et la zone de la plaie, s’adaptant à toute structure ou morphologie.

J’y vois une innovation intéressante pour les brûlures jusqu’au 2e degré intermédiaire mais aussi les déchirures cutanées multiples chez les personnes âgées, et l’épidermolyse bulleuse, maladie chronique.

A suivre de prêt.

UNE SOLUTION ANTIBIOFILM INNOVANTE POUR LES PLAIES RECALCITRANTES

Toujours suite au congrès EWMA 2022, je vous invite à découvrir ce produit débridant et antibiofilm : le DEBRICHEM ® commercialisé par la société DEBx Medical Il semblerait qu’il puisse éliminer 95% du biofilm après une application, sachant que toutes les plaies chroniques comportent un biofilm qui gêne plus ou moins la cicatrisation. Ce produit appliqué sur la plaie peut être douloureux pendant quelques heures. Une prémédication peut être nécessaire. Suit une phase de nécrose superficielle qui se détache progressivement (peut être à accompagner d’un débridement léger) laissant place à un bourgeonnement qui serait assez spectaculaire. Son indication principale est le traitement des plaies non artérielles fibrino-nécrotiques et + ou – anciennes. A tester.
MONITORING DES PLAIES

MONITORING DES PLAIES

Je poursuis mon petit tour des stands du congrès EWMA 2022 pour vous faire découvrir une autre innovation intéressante : La société @grapheal, basée à Grenoble propose le Woundlab, un patch électronique pour le monitorage à distance de la cicatrisation des plaies.

Ce système permet d’être alertés à un stade précoce en cas d’infection.

Le patch placé sous le pansement ou à côté, mesure et mémorise des paramètres biométriques de la plaie en continu sans avoir à ouvrir le pansement.
L’outil est connecté via une application pour smartphone et un cloud sécurisé.

Cet appareil pourrait être intéressant pour les patients à risque notamment immunodéprimés, pour la surveillance des plaies du pied diabétique, les brûlés, etc..

J’espère pouvoir bientôt le tester.

Un dispositif de luminothérapie pour le domicile

Un dispositif de luminothérapie pour le domicile

Le congrès EWMA 2022 a apporté des nouveautés intéressantes.

Voici le COMS ONE développé par la société @piomic Medical AG installée à Zürich.
Il s’agit d’un traitement physique biostimulant innovant pour les plaies chroniques. Il combine la luminothérapie (lumière rouge et infra-rouge bien connues pour leur effet cicatrisant) et la stimulation magnétique avec des microcourants.
Le dispositif en partie jetable, s’utilise à domicile à raison de deux séances par semaine de 16 minutes.

Eczema craquelé

Eczema craquelé

Comment le diagnostiquer ? Quelles sont les causes ? Comment le traiter ? Un micro-learning en accès gratuit 

Parfois la périphérie d’un ulcère de jambe est très sèche et peut se présenter sous forme d’un eczéma craquelé

L’eczema craquelé se définit comme une fissuration discontinue de la peau ressemblant à un dallage irrégulier de pierre plate.

Le patient peut parfois présenter un prurit des douleurs, en particulier une sensation de brûlure associée à la lésion. 

Cette pathologie n’est pas d’origine allergique (dermatite de contact aux pansements, crème, solution de lavage, bandages, etc…).
L’eczema craquelé est souvent en lien avec la sécheresse cutanée fréquente chez le sujet âgé (xérose), l’immobilité, la sédentarité. Cela peut aussi être en rapport avec le froid, raison pour laquelle il peut être appelé « winter eczema », survenant plutôt l’hiver.
Mais il peut aussi à l’inverse être en lien avec un lavage à l’eau trop chaude, un logement surchauffé.
L’usage de savon trop détergent ou d’antiseptiques sont aussi des causes importantes. Enfin, l’eczema peut être en rapport avec des carences (Zn, Vit C).

Le traitement repose sur l’utilisation de savon dermatologique (Syndet liquide ou en pain surgras) et l’application quotidienne de crèmes émollientes.
Parfois il faut d’abord utiliser les dermocorticoïdes en cure décroissante courte avec relais par la crème émolliente en cas de forme inflammatoire.

Les adhésifs doivent être évités, de même que les pansements à bordure siliconées ou les pansements occlusifs.
Il est conseillé de porter des vêtements et sous-vêtements en coton. Le logement doit être bien aéré et non surchauffé. Une humidification peut être nécessaire.

NB : en cas d’eczéma craquelé généralisé il faut s’orienter vers une hémopathie

Eczema craquelé de jambe gauche avec oedème veino-lymphatique

Quels sont les DU Plaies et Cicatrisation ?

Quels sont les DU Plaies et Cicatrisation ?

Lequel choisir ? Pourquoi ?
Une formation incontournable pour devenir un spécialiste.

 Pour vous aider dans votre choix, nous vous proposons :
un tableau de synthèse des diplômes universitaires.
Quelques conseils en fonction de vos objectifs.

La France propose de nombreuses formations diplômantes en plaies et cicatrisation : nous en avons recensé 21.
Ces diplômes ne sont pas reconnus par l’État mais par chacune des universités qui les proposent. La formation dure environ 1 an.

Le diplôme universitaire (DU) est la première étape indispensable vers la spécialisation. En effet, cette formation apporte un contenu théorique assez complet. Elle est d’un excellent niveau quelle que soit l’université.
Aujourd’hui, un diplôme est indispensable pour valoriser votre pratique en plaies et cicatrisation.
C’est la clé de la reconnaissance de votre pratique.

A noter que certains (DU) sont plutôt orientés « brûlures » que cicatrisation générale comme ceux proposés par l’Université de Nantes, Lyon ou de Marseille.

Ces (DU) sont interdisciplinaires, c’est-à-dire qu’ils sont accessibles aussi bien aux professions médicales que paramédicales. Il ne faut donc pas être étonné du programme proposé. L’examen écrit est adapté à cette transversalité. De plus, le jury est plus tolérant envers les étudiants ou professionnels paramédicaux en cas d’examen oral ou de réalisation de mémoire.

Il peut être très utile de demander des annales d’examens des années précédentes pour se faire une idée et mieux réviser en vue de l’examen final. Certaines universités les propose spontanément. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à les réclamer auprès des enseignant ou du secrétariat.

Dans la plupart des cas, les inscriptions sont ouvertes à toutes les professions médicales et paramédicales concernées par la prise en charge des plaies et cicatrisation.
Dans tous les cas : il est nécessaire de présenter un CV accompagné de vos diplômes éventuels et d’une lettre de motivation.
L’Université de Montpellier est la seule à limiter les inscriptions dans le cadre de la formation continue. Les autres facultés sont ouvertes pour des étudiants en formation initiale.

Il est intéressant de souligner que l’Université de Lille est la seule à proposer une formation plus courte qu’un DU : pas de mémoire ni de soutenance mais un court examen écrit à l’issue d’un stage permettant l’obtention d’ un diplôme minimum : l’AUEC (Attestation Universitaire d’Etude Complémentaire) .
Cela peut-être intéressant si l’on doit intégrer une équipe travaillant dans la cicatrisation et qu’il n’est pas possible de faire un DU dans l’immédiat. Cela peut aussi être une option, si l’on ne pratique qu’occasionnellement dans le domaine des plaies.

Certains DU sont plus complets que d’autres si l’on se réfère au volume horaire indiqué : de 32 heures de cours théorique à 130 heures, comme au CHU de Nancy.
Le diplôme inter-universitaire regroupant les facultés de Rouen, Amiens et Lille est l’un des rares à proposer une partie de la formation en distanciel.

Les cours sont généralement organisés sur plusieurs mois, en plusieurs sessions de 2 à 4 jours, ou sur une semaine complète.

Attention : l’université de Besançon n’offre la possibilité d’un DU Plaies qu’une année sur deux.

Le mode d’évaluation est au minimum une épreuve écrite finale à l’issue de l’année universitaire. Sachez que près de la moitié des universités exige la réalisation d’un mémoire avec soutenance orale. Parfois un mémoire écrit sans soutenance suffit comme pour l’université de Caen, Brest et Paris la Sorbonne.

Certaines universités proposent une session de rattrapage en cas d’échec  notamment Limoges, Montpellier et Nancy.

Le coût est extrêmement variable : entre 170 € et environ 2000 € selon la faculté.
Ce prix n’est pas forcément corrélé avec le package proposé qui peut comprendre l’accompagnement pour la rédaction d’un mémoire, la réalisation de stage, etc…

Depuis plusieurs années, se développe la proposition de stage inclus dans le diplôme universitaire, ce qui manquait jusqu’à présent. En effet, la formation était essentiellement théorique, alors que la qualité de la pratique repose, pour une bonne part ,sur l’expérience du praticien. C’est donc une bonne nouvelle, puisque 9 universités sur 21 propose un stage.

Vous trouverez ci-dessous les principales caractéristiques de chacun des DU, synthétisées dans un tableau puis nos conseils en dessous.

Nos conseils

 

Outre le coût, l’organisation du DU, la proximité par rapport au domicile ou au travail, d’autres critères doivent être prises en compte.

Un bon DU plaies et cicatrisation doit au minimum contenir un module sur la cicatrisation générale, sur les plaies aiguës et chroniques les plus courantes, les cicatrices pathologiques, la compression, l’évaluation vasculaire, la nutrition, la douleur, les appareillages, les pansements, la greffe et les thérapies particulières ou de seconde ligne, comme par exemple la thérapie par pression négative et d’autres encore.
Prenez le temps d’étudier chaque programme en cliquant sur les liens de chaque université. Les programmes peuvent varier d’une année à l’autre et sont régulièrement enrichis.

Si l’obtention du DU doit aboutir à la recherche clinique ou à une activité de formateur en plaies et cicatrisation, il est préférable d’opter pour un DU assez complet avec un mémoire, une soutenance et bien sûr un stage pratique.

Si le DU doit plutôt conduire à un exercice clinique dans une consultation ou un centre de plaies qui a déjà une bonne expérience, un DU avec un examen écrit paraît suffisant.

De la même manière, si cette formation est entreprise au titre de la formation continue pour savoir gérer les quelques plaies rencontrées en consultation, un DU minimaliste paraît suffisant.

Pour les situations intermédiaires, prenez le temps de réfléchir pour savoir ce qui convient le mieux dans votre exercice quotidien. Il vaut mieux faire plus que trop peu !

Si vous n’êtes pas à l’aise pour réaliser un mémoire ou le soutenir à l’oral, mieux vaut entreprendre un DU avec de nombreuses heures et un simple examen écrit.
Si vous n’êtes pas très « scolaire », et que l’obtention d’un DU est indispensable pour votre exercice : optez pour un DU minimaliste et effectuez des stages.

Nous proposons en complément, des formations en e-learning, qui s’adressent aussi bien à ceux qui préparent un DU qu’ à ceux déjà diplômés pour approfondir leurs connaissances dans le cadre de la formation continue et devenir de vrais spécialistes de la plaie !

Angiodermite nécrotique : une plaie très douloureuse

Angiodermite nécrotique : une plaie très douloureuse

C’est un ulcère pas si rare, pouvant atteindre jusqu’à 10 à 15% des ulcères de jambe. Il est très douloureux, et survient plutôt chez la femme de plus de 65 ans avec une hypertension artérielle ancienne. Mais l’angiodermite peut aussi toucher les hommes. Elle atteint plus facilement les patients diabétiques. La greffe reste le traitement le plus efficace de cette maladie.

 

Le diagnostic est avant tout clinique

La lésion démarre généralement après un traumatisme à la jambe, même minime. Cela commence par une rougeur de la peau, puis un aspect violacé qui évolue vers la nécrose et une ulcération. La douleur est d’emblée importante et permanente, même la nuit, sans position de soulagement.

L’ulcération a tendance à s’étendre de manière centrifuge à partir d’une bordure rouge et violacée. Elle s’aggrave avec le frottement et une détersion agressive (phénomène de pathergie).

L’atteinte peut être bilatérale et symétrique : une même lésion peut se développer sur l’autre jambe.

Il n’y a jamais d’angiodermite nécrotique au dessus du genou ou au niveau du pied.

En cas d’insuffisance rénale chronique sévère il faudra plutôt s’orienter vers une calciphylaxie cutanée, entité très proche de l’angiodermite.

Le patient peut parfois avec une insuffisance veineuse associée ou une artérite des membres inférieures mais celle-ci ne doit pas être suffisamment sévère pour expliquer la présence de l’angiodermite nécrotique : le bilan doppler artériel des MI est indispensable.

L’angiodermite peut facilement se compliquer d’une surinfection. Il ne faut pas hésiter à effectuer un prélèvement bactériologique et mettre en route une antibiothérapie adaptée. 

 

L’origine de cette maladie est mal connue 

 

Le traitement

Il consiste avant tout dans le repos et le traitement de la douleur.

L’hospitalisation est souvent nécessaire. La greffe précoce est le traitement principal de l’angiodermite : elle permet un soulagement très rapide de la douleur et un arrêt de la poussée.

Les pansements doivent être le plus doux possibles. Certaines familles de pansements sont à éviter. Il existe des techniques de soins pour ne pas frotter la plaie. La douche n’est pas contre indiquée, le débit devant bien sûr être adapté pour ne pas aggraver la plaie. La compression n’est pas recommandée.

L’application locale de cortisone forte en crème peut parfois être efficace pour arrêter la poussée, mais moins sur la douleur. La tension artérielle doit être bien contrôlée.

 D’autres traitements sont encore à l’étude : la thérapie par pression négative, le PRP en gel, les matrices dermiques, l’usage d’anticoagulants. L’électrothérapie semble prometteuse avec un arrêt de la douleur et de la poussée. 

Traitement de seconde ligne : le PRP pour les plaies chroniques

Traitement de seconde ligne : le PRP pour les plaies chroniques

Le Plasma Riche en Plaquettes ou PRP est la fraction du sang qui possède une concentration en plaquettes au-dessus de la normale. Or, les plaquettes sont une source de facteurs de croissance impliqués dans la régénération et la croissance des tissus. Certains de ces facteurs favorisent la prolifération et la migration des cellules, d’autres, la synthèse de collagène, de la matrice extracellulaire, le remodelage, l’angiogenèse (néovascularisation), l’augmentation de la perméabilité capillaire, etc…(1)

En concentrant le plasma contenant des plaquettes, on va augmenter la quantité de facteurs de croissance et donc favoriser le processus de cicatrisation d’une plaie (2)(3)(4). Par ailleurs, le PRP semble avoir également des propriétés antibactériennes.

La technique

Le PRP peut être injecté le long de la bordure d’une plaie. Il peut aussi être appliqué sous forme de membrane dans la plaie. Cette membrane va libérer progressivement les facteurs de croissance dans la plaie.

L’injection et la membrane peuvent être associées.

Il n’est pas rare de tremper les greffons de peau dans le PRP avant la pose. On peut aussi allier l’injection de PRP à la réalisation d’une greffe.

Les indications

Plaies résistantes aux traitements conventionnels

Plaies d’artérite et du diabétique (5)(6)

Plaies de grande taille non greffable (réduction de taille pour permettre une greffe ultérieure) (3)

Greffes de plaies (7)

Petites plaies non greffables

Cicatrices atrophiques à risque d’ulcère

Plaies avec exposition osseuse, ou de tendon, avec lambeau de réalisation difficile (8)

Les contre indications

Plaie avec infection non maîtrisée

Plaie cancéreuse

Préparation du PRP

Une simple prise de sang (veineux) est effectuée sur la personne à traiter. Le sang est recueilli dans des tubes spéciaux. Ces tubes sont placés dans une centrifugeuse préprogrammée, qui va tourner pendant quelques minutes. La centrifugeuse a pour rôle de séparer la fraction plasmatique des globules rouges. On récupère ensuite la fraction plasmatique dans des seringues, pour l’injection, ou dans un récipient stérile pour réaliser une membrane.

Le traitement de la plaie

Il peut se faire aussi bien au bloc opératoire qu’en salle de soins.

Des antibiotiques peuvent être prescrits pour encadrer le geste. Le PRP est ensuite injecté autour de la plaie sous anesthésie légère (protoxyde d’azote), puis le pansement habituel est appliqué. Si une membrane a été réalisée, elle est découpée à la taille de la plaie puis appliquée. Un pansement adéquat est ensuite apposé. Le patient rentre à son domicile.

Le suivi

Il se fait à domicile par l’infirmière habituelle. En cas d’injection seule, il n’y a pas de surveillance particulière. En cas de membrane associée, l’infirmière passe tous les jours surveiller le pansement. Une consultation de contrôle a lieu 15 jours après. Il faut parfois deux à trois séances pour obtenir un résultat satisfaisant. En cas de greffe associée, les consultations sont plus rapprochées.

(1) Anthony P. Sclafani, MD; Steven A. McCormick. Induction of Dermal Collagenesis, Angiogenesis, and Adipogenesis in Human Skin by Injection of Platelet-Rich Fibrin Matrix. Arch Facial Plast Surg. Published online October 17, 2011. doi:10.1001/archfacial.2011.784

(2) Aprili, G., Gandini, G., Guaschino, R., Mazzucco, L., Salvaneschi, L., & Vaglio, S. (2013). SIMTI recommendations on blood components for non-transfusional use, 11(4), 611–622.

(3)Crovetti, G., Martinelli, G., Issi, M., Barone, M., Guizzardi, M., & Campanati, B., et al. (2004). Platelet gel for healing cutaneous chronic wounds. Transfusion and apheresis science: official journal of the World Apheresis Association: official journal of the European Society for Haemapheresis, 30(2), 145–151.

(4) Nandhagopal Vijayaraghavan1, Devi Prasad and all. , Department of Plastic Surgery, JIPMER, Pondicherry, India. Role of Autologous Platelet Rich Plasma (APRP) in Wound Healing. JSWCR 2014; 7(1): 23-28.

(5)Yotsu, R. R., Hagiwara, S., Okochi, H., & Tamaki, T. (2015). Case series of patients with chronic foot ulcers treated with autologous platelet-rich plasma. The Journal of Dermatology.

(6) Kontopodis, N., Tavlas, E., Papadopoulos, G., Pantidis, D., Kafetzakis, A., Chalkiadakis, G., & Ioannou, C. (2015). Effectiveness of Platelet-Rich Plasma to Enhance Healing of Diabetic Foot Ulcers in Patients With Concomitant Peripheral Arterial Disease and Critical Limb Ischemia. The International Journal of Lower Extremity Wounds.

(7) Tzeng, Y.-S., Deng, S.-C., Wang, C.-H., Tsai, J.-C., Chen, T.-M., & Burnouf, T. (2013). Treatment of nonhealing diabetic lower extremity ulcers with skin graft and autologous platelet gel: A case series. BioMed Research International, 2013.

(8) Valerio Cervelli, Lucilla Lucarini, Diana Spallone, Ludovico Palla, Gianfranco Marcello Colicchia, Pietro Gentile, and Barbara De Angelis. Use of Platelet-Rich Plasma and Hyaluronic Acid in the Loss of Substance with Bone Exposure. Advances in skin & wound care. Wound Care Journal (2011).

Crème barrière pour quelle plaie ?

Crème barrière pour quelle plaie ?

🤔🤔🤔

Dans le domaine de la cicatrisation, ces crèmes sont utilisées pour protéger la peau périlésionnelle des agressions extérieures.
L’épidermisation de la plaie s’opérant depuis les bords, il est indispensable d’avoir une peau périlésionnelle saine.

En pratique, ces topiques protègent la peau :
d’une manière générale, des exsudats de la plaie
des dermites comme la dermite d’irritation, la dermite de siège (en particulier la dermite associé à l’incontinence)
Dans un domaine plus spécialisé, elle protège la peau des sécrétions issues des stomies.

Il existe plusieurs types de produits :
ceux à base de dimethicone sous forme de gel comme l’ALDANEX®
dimethicone + Mhevozyx® sous forme de mousse comme IRRIPROTECT® ou ESCARPROTECT®
Des crèmes comme le DERMALIBOUR BARRIER ®
terpolymère d’acrylate + polyphénylméthylsiloxane + hexaméthyldisiloxane + isooctane comme le 3M cavilon® crème, 3M cavilon spray® ou tampon applicateur

Quelles sont ces plaies étranges ?

Quelles sont ces plaies étranges ?

Elles ne sont pas fréquentes, mais peuvent parfois nous surprendre.

Après le lavage puis la détersion, la plaie semble s’étendre de manière centrifuge de jour en jour et devient de plus en plus douloureuse. La bordure est inflammatoire voire nécrotique par endroit. L’infirmière est inquiète.

Après une chirurgie mammaire de réduction, on constate l’apparition d’ulcérations creusantes sous les mammelons au niveau des zones d’incision. Ces lésions sont d’aspect comparables et non douloureuses. Elles ne s’arrangent pas avec les pansements.

Une plaie creusante de jambe d’aspect inhabituel avec des zones purulentes a été nettoyée au bloc opératoire. Une plastie a été réalisée. Quelques jours après une lésion de même aspect bizarre réapparaît sur la zone suturée….

Un patient porteur d’une ceinture de soutien abdominal pour une éventration, présente des érosions chroniques confluantes sur son abdomen. Une greffe a été pratiquée qui n’a pas tenue. Les érosions sont réapparues et la zone donneuse de greffe commence à présenter également des érosions devant le chirurgien paniqué…..QUELLES SONT CES PLAIES ÉTRANGES (II) ?

Tous ces cas cliniques ont un point commun : ce sont des lésions PATHERGIQUES. 🤔🤔🤔

Ce phénomène de pathergie doit être compris au sens large :
Après un traumatisme minime peuvent apparaître des plaies qui reproduisent une lésion déjà présente ou qui se multiplient. Cela peut-être aussi une aggravation d’une ulcération existante à chaque répétition du traumatisme (frottement, détersion, compression, friction, piqûre, etc…)

Cela peut s’observer sur 4 types d’ulcères relativement rares :
L’angiodermite nécrotique et la calciphylaxie qui sont très douloureuses , le pyoderma gangrenosum où la dermatose érosive pustuleuse qui peut s’aggraver sous compression et/ ou avec le frottement.

Il existe des techniques pour ne pas frotter la plaie lors des soins. 

 

Peut-on doucher les plaies ?

Peut-on doucher les plaies ?

On entend parfois qu’il ne faut pas laver les plaies à l’eau courante en particulier à la douche, mais simplement au sérum physiologique.

Une petite mise au point ou un rappel est nécessaire.  😐

Il n’y a pas de contre-indication à l’usage de l’eau courante dans nos pays. Le sérum Physiologique n’est pas indispensable pour laver la plaie. Aucune étude ne confirme la nécessité du Sérum Physiologique. On peut néanmoins utiliser le Sérum Physiologique pour l’irrigation des plaies après lavage ou utiliser la douche.

Rappelons que le lavage des plaies est indispensable dans la prise en charge.
la douche est nécessaire pour l’hygiène et le confort du malade.
Le lavage à la douche permet également d’effectuer un premier geste de détersion des plaies, d’éliminer les bactéries, les cellules sénescentes, des cellules mortes, des protéines de l’inflammation.

En cas de douleur, il peut être proposé au patient d’enlever lui même son pansement sous la douche et à son rythme et de procéder au lavage de la plaie, en attendant l’arrivée des infirmiers.
La limitation de la charge douloureuse est un élément important pour des soins répétés et longs sur des plaies chroniques.

Le risque de chute ne doit pas constituer une contre indication : on peut organiser la douche avec les auxiliaires ou les infirmières au rythme souhaité par le patient.  😉

P.S : pour compléter, voir aussi notre article sur le choix du savon et le lavage sans frotter

Quel savon utiliser pour les soins de plaies ?

Quel savon utiliser pour les soins de plaies ?

Voilà une question qui peut paraître triviale mais qui a toute son importance avec les risques de iatrogénie pouvant impacter la cicatrisation. 😐

Pour schématiser, il existe deux types de produits destinés à laver les plaies

Le savon : en se mélangeant à l’eau il produit une solution alcaline (pH proche de 10). Il peut parfois entraîner une sécheresse de la peau périphérique ou une irritation.

Le « syndet » pour « synthetic detergent » que l’on appelle communément « pain ou savon dermatologique » qui a un pH plus proche de la peau et est moins irritant (existe en solide, liquide ou gel)

Si le patient utilise le même produit de savon depuis plusieurs années il y a peu de chances qu’il développe une intolérance pour les soins de plaies.

=> donc en pratique : Si le patient utilise le même savon pour la toilette depuis plusieurs années, il peut être utilisé pour les soins des plaies.

Au moindre doute on utilisera plutôt le pain ou savon dermatologique. Voilà c’est simple ! 😉

P.S : pour compléter, voir aussi notre article sur la douche et sur le lavage doux

Retard de cicatrisation et scorbut : pas si rare…

Retard de cicatrisation et scorbut : pas si rare…

En avez vous rencontré(s) ? undecided

On estime que 5 à 10 % de la population des pays industrialisés présente un déficit en vitamine C. La prévalence et l’incidence est plus élevée chez les personnes âgées. En effet, les personnes âgées sont particulièrement exposées au risque de déficit.

Devant un ulcère chez une personne âgée, nous devons parfois évoquer la possibilité d’un scorbut participant au retard de cicatrisation. Dans quelle(s) situation(s) ?

 

Cette carence semble plus fréquente chez les personnes âgées vivant en institution plutôt qu’à domicile.

De nombreux facteurs de risque sont également associés à l’hypovitaminose C en gériatrie : le plus fréquent étant la malnutrition puis ensuite d’autres comme le tabagisme, l’alcoolisme chronique, le diabète, l’obésité, l’insuffisance rénale, un certain nombre de thérapeutiques etc…

En cas de retard de cicatrisation chez la personne âgée, il faut évoquer le scorbut devant un certain nombre de signes cliniques.

Nous ne citerons que les plus courants et les plus spécifiques :

Des signes dermatologiques :

  • l’hyperkératose périfolliculaire responsable d’une peau sèche et rêche principalement sur les zones d’extension des membres
  • Un purpura sur les zones déclives
  • Des poils en tire-bouchon ou col de cygne caractéristiques 
  • Des ongles déformés en forme de cuillère (koilonychie)
  • Une majoration des œdèmes des membres inférieurs sans poussée d’insuffisance cardiaque.
  • Des ecchymoses et des hématomes au niveau des zones déclives en particulier des hématomes rétro malléolaires.
  • une fragilité capillaire entraînant des pétéchies

Des troubles stomatologiques : une hypertrophie gingivale, une édentation, des gingivorragies.

Optimiser le prélèvement bactériologique dans les ulcères de jambe

Optimiser le prélèvement bactériologique dans les ulcères de jambe

Quelques règles simples sont à respecter pour effectuer un prélèvement bactériologique de qualité exploitable.

Rappelons, qu’en pratique, le prélèvement bactériologique ne doit s’effectuer que sur des plaies suspectes d’infection.

Les germes responsable d’une infection sont souvent situés en profondeur.

Avant de démarrer les soins : procédez à un rinçage de la plaie au sérum physiologique sous pression pour éliminer la flore transitoire (non responsable de l’infection).

Puis, effectuez une détersion de la plaie s’il y a présence de tissus fibrineux ou fibrino- nécrotiques afin de bien dégager, si possible, le fond de la plaie.

Il est alors possible de réaliser un écouvillonnage en zig-zag de la plaie sans aller contre les bords puis surtout de procéder également à une biopsie des tissus en profondeur de la plaie à la curette où à l’aide d’une pince à griffes + ciseaux ou bistouri.

Le produit est récupéré dans un tube à écouvillon muni d’un liquide stérile pour la conservation et le transport des bactéries anaérobies et aérobies.

Nous obtenons donc deux tubes : un contenant l’écouvillon et le deuxième contenant le produit de la biopsie pour examen et cultures bactériologiques.

On peut alors ensuite reprendre les soins comme d’habitude avec le lavage à l’eau et au savon doux à pH neutre, etc… .👍😀

Les centres de plaies et cicatrisation ont-ils un problème de visibilité ?

Les centres de plaies et cicatrisation ont-ils un problème de visibilité ?

Un recensement récent effectué par la SFFPC a permis d’établir une cartographie des centres de plaies et cicatrisation sur le territoire français.
Environ 100 centres ont été identifiés, et probablement plus non déclarés.

Beaucoup de patients nous confient que les centres de plaies sont peu connus voire même qu’ils ignoraient leur existence jusqu’à leur prise en charge.

2 raisons principales opposées expliquent cela :

1 ) un déficit de communication :
très peu de centres font parler d’eux, malgré les facilités numériques proposées aujourd’hui et le faible coût des campagnes (flyer, e-mailing, audiovisuel, etc…). Les médecins et infirmiers ainsi que les cadres ne sont pas forcément versés dans la communication-marketing.

2) une volonté propre à un certain nombre de centre de ne pas trop recruter de patients.
Ces centres sont souvent annexe à un service spécialisé, généralement hospitalier, comme la dermatologie, la chirurgie plastique, la diabétologie, la médecine vasculaire ou la chirurgie vasculaire, etc…
Ces services craignent d’être envahis de demandes de prise en charge, le nombre de centre pouvant prendre en charge les plaies étant aujourd’hui insuffisants.

Des pansements parfois un peu raides à l’application

Des pansements parfois un peu raides à l’application

Je pense à certains pansements superabsorbants à base de billes de polyacrylate, qui lorsqu’on les appliquent se positionnent difficilement sur les plaies. Ils ne sont d’ailleurs pas adhérents ou n’ont pas de bordures adhésives. La pose peut être complexe.

Il suffit simplement de bien les chiffonner avant application pour améliorer la conformabilité. En général le problème se corrige.👍😀

Pour en savoir plus : la liste des pansements et leurs propriétés sont disponibles dans notre formation en e-learning. 

Comment détecter une intolérance aux pansements à base de fibres ?

Comment détecter une intolérance aux pansements à base de fibres ?

C’est un phénomène qui est loin d’être rare, surtout chez des patients présentant des plaies récalcitrantes (c’est-à-dire présentes depuis plus de 6 mois) avec des pansements quotidiens.

Plusieurs signes permettent de vous orienter.

Je vous propose un mini topo pour bien identifier ce problème et comment le résoudre. wink

Les pansements à base de fibres sont intéressants pour leur haut pouvoir d’absorption et leur propriété défibrinante. On retrouve dans cette catégorie : les alginates de calcium, et les hydrofibres à base de CMC , de polyacrylate, de PVA ou de cellulose.

Plusieurs éléments cliniques doivent faire évoquer une intolérance :

  • une sensation de brûlure démarrant juste après application ou à distance
  • un micro saignement récurrent observé dans la plaie au retrait du pansement. Ce dernier pouvant aussi être imbibé de sang.
  • une augmentation de la douleur de la plaie démarrant juste après application ou à distance
  • une augmentation inexpliquée du volume des exsudats. Elle se caractérise par une saturation de toutes les couches des pansements, qui ne cède pas avec l’augmentation du nombre de couches.
  • Un arrêt de la cicatrisation, associé à un ou plusieurs signes précédents.

Par exemple, sur les prises de greffe, on applique souvent un alginate de Ca à visée hémostatique : la saturation du pansement et du pansement de recouvrement par des exsudats non sanglants est un signe d’intolérance.

Dans le cas d’une simple brûlure et une augmentation de la douleur, il peut être utile de glisser une interface à maille large entre la plaie et le pansement à base de fibre, si ce dernier est nécessaire pour le traitement de la plaie. En général cela règle le problème.

Si les signes persistent ou s’il y a d’autres signes comme évoqué plus haut, il faut changer de classe de pansements fibreux.

Si malgré le changement il n’y a aucune amélioration il faut alors écarter tous les pansements à base de fibres.

Ce phénomène d’irritation à toutes les classes de pansements fibreux est plus rare que l’intolérance à une seule classe, mais semble apparaître chez les patients qui ont eu une application de pansement sur de longues périodes (récidive multiples de plaies par exemple).

L’intolérance ne doit pas être confondue avec une allergie (dermatite de contact ou dermatite allergique de contact ). Parfois il est difficile de faire la différence : rendez-vous dans un prochain post ! tongue-out

Comment laver une plaie sans frotter ?

Comment laver une plaie sans frotter ?

C’est une question que l’on peut se poser face à une plaie hyperalgique ou une plaie qui risque de s’agrandir avec le frottement comme par exemple l’angiodermite nécrotique (phénomène de pathergie).

Pour les soins, nous utilisons fréquemment des gants en vinyle.

Il suffit simplement de se servir de sa propre main recouverte d’un gant en vinyle comme d’un gant de toilette..

On passe la main gantée sous le robinet et on y adjoint du savon liquide doux à pH neutre.
On vient ensuite appliquer la main sur la plaie.
Le gant glisse naturellement sur la plaie. On rinçe ensuite  à l’eau courante à la douchette  ou directement au sérum physiologique. On tamponne la plaie sans frotter. 

Voir aussi notre article sur le choix du savon et sur la douchette.

 

Nouvelle avancée pour les pansements contenant des inhibiteurs des métalloprotéases

Nouvelle avancée pour les pansements contenant des inhibiteurs des métalloprotéases

Les pansements contenant des inhibiteurs des métalloprotéases existent en tulle seul ou associé à une mousse de polyuréthane. Ceux-ci avaient démontré en 2012 leur capacité d’accélérer la cicatrisation des ulcère veineux par rapport aux autres pansements conventionnels. 

Une étude récente publiée dans le Lancet concerne maintenant le pied diabétique (*).
Cette étude montre des résultats encourageants dans la cicatrisation de ces plaies difficiles.
Il est à noter que c’est la première fois que l’on a prouvé l’efficacité d’un pansement dans le traitement des plaies du pied diabétique à travers une étude très solide.

Pour en savoir plus sur les pansements particuliers et sur les différents pansements utilisables pour les plaies, suivez notre formation en e-learning.   

 

(*) Edmonds, M., Lázaro-Martínez, J. L., Alfayate-García, J. M., Martini, J., Petit, J. M., Rayman, G., et al.
Sucrose octasulfate dressing versus control dressing in patients with neuroischaemic diabetic foot ulcers (Explorer): an international, multicentre, double-blind, randomised, controlled trial. The Lancet Diabetes & Endocrinology. 2018 Mar;6(3):186-196. Epub 2017 Dec 20

Pansement antimicrobiens : d’autres alternatives

Pansement antimicrobiens : d’autres alternatives

Nous connaissions jusqu’alors les alginate de calcium pur relativement efficaces en particulier sur le pyocyanique. Il y a également les pansements contenant de la sulfadiazine argentique ou des pansements contenant des ions argent (Ag). Ces derniers peuvent parfois être toxiques ou entraîner des intolérances.
Le pansement contenant du DACC (Chlorure de Dialkyl CArbamoyle) peut être une alternative aux autres types de pansements.
En effet il présente une action physique c’est-à-dire qui ne contient pas de substances antimicrobiennes. Son maillage vert caractéristique contient des fibres hydrophobes qui capte les bactéries et les champignons puis les inhibe.

Le DACC existe sous forme de pansement contenant également de l’hydrogel pour favoriser la détersion des tissus fibrino- nécrotique fréquemment présent lors de plaie infectée ou fortement colonisé. Il existe également sous forme de pansement absorbant pour des plaies très exsudatives et odorantes ou colonisées. Il fonctionne très bien sur les intertrigo et la mycose des plis en alternative au pansement antifongique ou crème antifongique habituelle.

Pour en savoir plus sur les pansements, accédez à notre e-learning complet

 

Mini révolution dans la contention des ulcères veino-lymphatiques

Mini révolution dans la contention des ulcères veino-lymphatiques

 kit de chaussettes superposées remboursable est indiqué actuellement dans le traitement des ulcères veineux et lymphatiques (VENOTRAIN ULCERTECⓇ).

 Il présente une différence de taille par rapport à la contention par chaussettes classique puisque la pression exercée est continue depuis le cou de pied jusqu’à l’extrémité supérieure de la chaussette. Il y a donc eu une meilleure pression exercée tout au long de du pied, de la cheville et de la jambe avec une meilleure correction de l’insuffisance veino-lymphatique.

 En pratique la pose est plus rapide que les kits jetables multicouches et la pression reste constante par rapport aux bandes pas toujours posées avec la même tension.

 Les retours d’expérience montrent que cette solution est plus efficace chez les patients présentant une raideur ou une ankylose de cheville avec trouble de la marche, mais également chez des patients avec orthostatisme prolongé ou avec des ulcères du pied.

Les études cliniques internationales montrent une excellente efficacité. Pour en savoir plus sur ce sujet, ou sur le dispositif VENOTRAIN et sur les systèmes de compression, suivez notre formation en ligne

 

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