Nouveau pansement non adhésif : quelles améliorations pour les soins de plaies ? »🩹

Nouveau pansement non adhésif : quelles améliorations pour les soins de plaies ? »🩹

Le pansement superabsorbant de Coloplast® vient de sortir sous le nom de BIATAIN SUPERABSORBER®.

Ce dispositif manquait à la gamme de Coloplast® et vient donc la compléter.

Ce pansement non adhésif, sans silicone, offre une absorption importante et une grande conformabilité, comparable à celle de ses concurrents.

Disponible en diverses tailles, il est également remboursé selon les mêmes modalités que les autres produits similaires.

Avantage clé : son interface en polyéthylène permet une application en pansement primaire, réduisant ainsi la douleur lors du retrait.


Quelques points sont à améliorer :

Absence de petite taille (par exemple, 5 x 5 cm).
Pas de version avec bordure siliconée sans silicone sur la surface absorbante, ce qui serait bénéfique pour les zones sacrées, ischiatiques ou trochantériennes.

Retrouvez le avec les tailles sur le cicannuaire (VF)

Accès direct aux infirmiers pour les plaies : révolution ou risque ?

Accès direct aux infirmiers pour les plaies : révolution ou risque ?

Une autonomie nouvelle pour les infirmiers, avec des responsabilités accrues.

Nous nous dirigeons vers un accès direct aux infirmières pour les soins de plaies, grâce à une nouvelle loi en préparation.

👉 Pour les experts en plaies et cicatrisation, c’est une avancée importante ! Elle fluidifiera le parcours de soin et évitera les retards de prise en charge liés aux contraintes d’ordonnance. Cette autonomie accrue porte aussi de nouvelles responsabilités.

Cependant, prudence pour les infirmiers non spécialisés.
Beaucoup n’ont reçu qu’une formation limitée en plaies et cicatrisation durant leurs études.
Sans DPC ou DU en la matière, ils risquent de passer à côté de diagnostics importants : ulcères artériels, ulcères cancéreux, et bien d’autres.
Cela pourrait entraîner des erreurs de prise en charge, comme l’application de contention sur des plaies où elle est contre-indiquée (ex : artérite sévère, plaies pathergiques).

Un mauvais choix de pansement peut même aggraver la plaie.

Un minimum de formation est essentiel pour une prise en charge sécurisée, incluant les cas où l’avis médical est indispensable.

Enfin, je rappelle qu’une expertise sécurisée en plaies et cicatrisation nécessite un travail en binôme entre médecins et infirmiers experts.

Cette collaboration, essentielle pour la sécurité et l’efficacité des soins, peut s’établir en présentiel ou à distance.

👥 Ensemble, pour des soins sécurisés et adaptés.

Pourquoi attendre un poste ? Créez votre propre centre de cicatrisation ! 

Pourquoi attendre un poste ? Créez votre propre centre de cicatrisation ! 

Dans mon précédent post, j’évoquais la difficulté pour les infirmiers experts cliniciens de trouver des postes leur permettant d’exercer pleinement leur spécialité.

Plutôt que d’intégrer des structures existantes, pourquoi ne pas créer votre propre centre de cicatrisation ambulatoire en ville ou dans une clinique ?

Le maillage des centres de plaies est insuffisant sur le territoire français. Il y a donc de réelles opportunités pour créer de nouveaux centres.

L’idée est simple : se rapprocher de médecins qui n’ont pas nécessairement le DU Plaies et Cicatrisation ni d’intérêt particulier pour cette spécialité. Il s’agit de leur présenter un projet de centre de plaies, en insistant sur l’importance de cette initiative face au vieillissement de la population et l’augmentation attendue du nombre de plaies chroniques dans les années à venir.

Le centre serait composé d’un infirmier expert en cicatrisation et d’un médecin référent. Ce dernier accompagnerait l’infirmier en cas de difficultés, serait le prescripteur médical, et ouvrirait les portes à un réseau de médecins et de chirurgiens spécialisés.

Il est important de noter que ce partenariat ne doit pas alourdir la charge de travail du médecin ni nécessiter qu’il obtienne un DU Plaies et Cicatrisation.

Ce centre de plaies pourrait être créé avec un généraliste, un angiologue, un dermatologue ou un chirurgien vasculaire. Les angiologues et chirurgiens vasculaires sont particulièrement réceptifs à ce type de projet, les plaies d’origine vasculaire étant les plus fréquentes.

Officialiser un centre de plaies permettrait également à l’infirmier expert de recruter des patients plus facilement.

Mon conseil : n’hésitez pas à prospecter, à prendre des rendez-vous avec des médecins autour de vous. Le futur des soins en cicatrisation est entre vos mains !

Ulcère : ne pas passer à côté de l’insuffisance veineuse fonctionnelle

Ulcère : ne pas passer à côté de l’insuffisance veineuse fonctionnelle

L’ulcère veineux fonctionnel peut se cacher derrière une imagerie normale, mais ses conséquences sont bien réelles. Découvrez comment éviter ce piège fréquent en posant les bonnes questions et en réalisant un diagnostic clinique minutieux

se définit comme une absence de lésions veineuses profondes ou superficielles.
Les examens d’imagerie comme l’échographie doppler veineux des MI ne retrouvent pas d’anomalies.

Tout comme l’insuffisance veineuse classique, l’insuffisance veineuse fonctionnelle entraîne une hyperpression veineuse dans les membres inférieurs avec des conséquences similaires (douleurs, ulcères et œdèmes).

Peut aussi aggraver une insuffisance veineuse ou veino-lymphatique lésionnelle préexistante.

Quelles en sont les causes ?

Les principales causes d’hyperpression veineuse incluent :

  • l’obésité
  • la chirurgie de hanche de genou et de cheville
  • les troubles de la marche
  • la sédentarité
  • l’ankylose de cheville, la déformation de cheville permanente
  • l’orthostatisme prolongé

L’obésité provoque une hyperpression veineuse dans les membres inférieurs.
De même, une personne debout, assise trop longtemps ou piétinant toute la journée développera aussi une hyperpression veineuse.

La chirurgie de la hanche, du genou ou de la cheville peut causer des perturbations importantes du retour veineux.
De même que l’ankylose ou les déformations permanentes de la cheville (ex. : pied en varus équin irréductible).

Les troubles de la marche, comme un déficit de pression au niveau du mollet ou un mauvais appui plantaire, entraînent une mauvaise chasse veineuse.
De même, un patient sédentaire marchant moins de 30 minutes par jour peut développer une insuffisance veineuse ou veino-lymphatique fonctionnelle avec des œdèmes.

Bilan

Pour identifier une insuffisance veineuse fonctionnelle, il est essentiel de poser les bonnes questions lors de l’interrogatoire et de réaliser un examen clinique minutieux.

Parfois, l’insuffisance veineuse fonctionnelle est difficile à détecter, car l’œdème peut être absent lors de la consultation.
Dans ce cas, demander au patient s’il ressent des jambes lourdes, des douleurs en fin de journée, ou s’il observe un gonflement des chevilles ou des œdèmes en fin de journée, des signes qui orientent vers une insuffisance circulatoire.

Les ulcères veineux fonctionnels, comment les reconnaître ? 🩺

Les ulcères liés à l’insuffisance veineuse fonctionnelle ressemblent beaucoup aux ulcères veineux classiques. Leur apparence et leur localisation sont similaires. Ils peuvent être accompagnés de signes cutanés classiques compliquant l’insuffisance veineuse comme l’atrophie blanche ou la dermite ocre.

Le piège ? Pas de lésions visibles à l’échographie.

Comment traiter ces ulcères ? 🛠️

Le traitement est identique à celui des ulcères veineux classiques :
Contention et compression adaptées
Mesures d’hygiène (Repos avec jambes surélevées, Arrêt du piétinement ou des stations debout prolongées 🚶‍, etc…)
Lavage, détersion et pansements appropriés

Le piège à éviter ⚠️

Imaginez : une personne âgée, vivant seule, avec un petit ulcère douloureux au niveau de la cheville, mais sans œdème visible. On lui prescrit simplement un pansement, mais pas de contention. Pourtant, en posant les bonnes questions, on aurait su qu’elle reste assise toute la journée dans son fauteuil, avec des chevilles qui gonflent en fin de journée… Une contention aurait résolu le problème.

Conclusion

Posons les bonnes questions pour identifier l’insuffisance veineuse fonctionnelle.

Un ulcère lié à l’insuffisance veineuse fonctionnelle nécessite toujours une contention adaptée.

Si un ulcère des membres inférieurs à fond fibrineux n’a pas d’explication inflammatoire (comme une infection, artériopathie, hyperappui, prise de médicaments, allergie, etc.) et qu’aucune lésion veineuse n’est visible à l’imagerie, il faut suspecter une hyperpression veineuse fonctionnelle.

Pansements humidifiés : la confusion persiste

Pansements humidifiés : la confusion persiste

Il y a quelques mois, j’avais publié un post sur l’humidification systématique des alginates de calcium. La plupart des experts avaient indiqué que cette pratique n’était nécessaire que dans certaines circonstances.

Pourtant, ce discours continue d’être relayé par certains représentants commerciaux. Cela génère de la confusion, notamment avec les hydrofibres, dont l’apparence et la texture sont parfois similaires aux alginates.

Résultat ? Certains pensent à tort qu’il faut humidifier entièrement les hydrofibres avant application, comme pour les alginates de calcium. Cela peut entraîner des risques importants de macération.

📋 Un exemple récent : J’ai vu la semaine dernière un patient de 59 ans souffrant de mycoses interdigitales importantes après avoir porté des bottes pendant une longue période. Des hydrofibres humidifiés avaient été appliqués, provoquant une dermite étendue sur l’avant-pied avec une colonisation bactérienne importante.

À première vue, on aurait pu croire à une neuropathie diabétique périphérique tant la plaie était grave. Heureusement, ce n’était pas le cas, car cela aurait pu mener à une amputation transméta-tarsienne.

Cet exemple illustre les conséquences graves qu’un discours commercial répété peut avoir en semant la confusion dans l’esprit des professionnels de santé.

⚠️Il est crucial de rester vigilant face aux informations relayées et de s’assurer que nos pratiques sont adaptées à chaque type de pansement.

Les indicateurs clés d’une infection de plaie

Les indicateurs clés d’une infection de plaie

Diagnostic avant tout clinique

Le diagnostic d’une infection de plaie repose principalement sur des critères cliniques. Cependant, la documentation bactériologique est nécessaire pour confirmer l’infection.
Uun bilan biologique peut également être requis pour affiner le diagnostic comme par exemple le pied diabétique ou en cas de doute.

Critères cliniques

Il est essentiel de savoir repérer les signes cliniques qui suggèrent une infection de plaie. Voici les principaux critères classiques à surveiller :

  • Cellulite (rougeur, chaleur, œdème)
  • Abcès
  • Écoulement (pus, séro-purulent, pus avec du sang)

Critères additionnels

Outre les critères classiques, certains signes supplémentaires doivent attirer l’attention, notamment :

  • Retard ou arrêt de la cicatrisation
  • Dégradation brutale de la plaie
  • Augmentation des exsudats
  • Augmentation de la douleur
  • Odeur anormale
  • Coloration anormale du lit de la plaie ou changement de couleur
  • Tissu de granulation friable, saignant facilement

Ces signes peuvent indiquer une infection qui nécessite une prise en charge rapide et adaptée.

Cas particuliers : le pied diabétique

Pour les patients atteints de diabète, certains signes spécifiques peuvent orienter vers une infection de plaie :

  • Douleur, alors que le pied diabétique est normalement insensible
  • La Nécrose est à la fois un signe d’infection et d’ischémie
  • Contact osseux, qui doit être considéré comme une ostéite jusqu’à preuve du contraire

Infections sur matériel

Lorsqu’une plaie est en contact avec du matériel, il est important de surveiller certains signes qui peuvent indiquer une infection :

  • Présence d’un granulome inflammatoire hyperplasique, aussi appelé botryomycome ou granulome pyogénique
  • Écoulement chronique sur fistule
  • Contact avec du matériel sur une plaie chronique, considéré comme une infection sur matériel jusqu’à preuve du contraire

Ulcère artériel

L’infection d’un ulcère artériel peut aussi être signalée par :

  • Une nécrose sèche qui devient humide
  • Une nécrose extensive

Conclusion

L’identification rapide des signes cliniques d’une infection de plaie permet d’adapter le traitement et d’améliorer les chances de guérison. N’hésitez pas à contacter un professionnel de santé en cas de doute ou de symptômes alarmants.

Pour plus de conseils et d’informations sur la cicatrisation des plaies,  contactez moi directement via la messagerie.

Plaie chronique : quand demander un avis médical ?

La gestion des plaies peut parfois être délicate, notamment lorsqu’elles ne guérissent pas dans un délai habituel. Il est crucial de savoir à quel moment consulter un professionnel de santé pour obtenir un avis médical. Voici les principaux points à considérer :

La localisation

Certaines localisations des plaies nécessitent une attention particulière. Même si une plaie semble superficielle, elle peut nécessiter un avis médical, notamment :

  • Toute plaie située sur la main, en raison de la complexité de cette zone.
  • Les plaies profondes qui atteignent des structures comme l’os, les tendons, les muscles, les vaisseaux sanguins ou les nerfs.
  • Les plaies persistantes sur des zones inhabituelles comme la tête, le cou, le visage, les membres supérieurs ou le tronc.
  • Toute plaie avec exposition de matériel (ex. matériel chirurgical ou prothèse).
  • Les brûlures sur des zones fonctionnelles ou esthétiques, qui peuvent compromettre la fonction ou l’apparence.

Le contexte

Le contexte dans lequel la plaie est apparue joue également un rôle majeur dans la nécessité de consulter un médecin :

  • Les plaies multiples qui ne cicatrisent pas chez un patient jeune.
  • Les plaies extensives survenant après un traumatisme.
  • Les plaies apparues après un retour de voyage, notamment en provenance de pays exotiques.
  • Toute brûlure, même petite ou superficielle, qui ne cicatrise pas après trois semaines.
  • Les plaies du pied chez une personne diabétique, qui sont particulièrement à risque.
    Toute plaie douloureuse nécessite également une évaluation.
  • Toute plaie associée à de la fièvre, un signe d’infection sous-jacente.
  • Les plaies survenant suite à une morsure animale.

La notion de temps

La durée pendant laquelle une plaie persiste est un indicateur clé :

  • Une plaie présente depuis plus de six semaines sans soins infirmiers doit susciter l’inquiétude.
  • L’absence d’amélioration d’une plaie après un mois de soins infirmiers bien conduits doit également inciter à consulter.
  • Une dégradation brutale de la plaie ou une progression rapide nécessite une prise en charge immédiate.

L’aspect de la plaie

L’aspect visuel de la plaie est souvent révélateur de sa gravité :

  • Une plaie recouverte d’une plaque noire ou nécrosée, en particulier sur un membre inférieur, nécessite une attention particulière.
  • Les plaies multiples recouvertes d’une plaque noire ou présentant une nécrose (fond noir) doivent également être surveillées de près.
  • Les plaies qui bourgeonnent excessivement, prenant un aspect de « chou-fleur », peuvent indiquer une anomalie dans le processus de cicatrisation.
  • Toute plaie d’aspect atypique ou « bizarre » dans sa forme ou ses bordures nécessite une évaluation par un professionnel de santé.

Si vous avez des questions ou des doutes concernant une plaie qui tarde à guérir, n’hésitez pas à me contacter via la messagerie e-medicica.

Crème à l’Aloe Vera en cicatrisation

Crème à l’Aloe Vera en cicatrisation

L’aloe vera, aux multiples vertus médicinales, pourrait être un allié dans la prise en charge des plaies. Hydratant, anti-inflammatoire et antimicrobien, il stimule la cicatrisation. Des études cliniques confirment son efficacité, notamment sur les plaies chirurgicales et les brûlures.

L’aloe vera est une plante très à la mode, reconnue pour de multiples propriétés médicinales. Son utilisation en crème peut être intéressante dans la prise en charge des plaies.

🟢 Propriétés de l’Aloe Vera :

Hydratation Intense : L’aloe vera est connu pour être fortement hydratant, ce qui est important pour maintenir un environnement optimal pour la cicatrisation des plaies.

Anti-inflammatoire : Ses propriétés anti-inflammatoires aident à réduire l’inflammation et la douleur associées aux plaies.

Antimicrobien : Il possède des effets antimicrobiens qui peuvent prévenir les infections.

Stimulation de la Production de Collagène : L’aloe vera favorise la synthèse du collagène, essentiel pour une cicatrisation rapide et efficace.

🔍 Études Cliniques :

Des recherches cliniques ont confirmé l’efficacité de l’aloe vera dans la cicatrisation des plaies :

Étude de 2018 : Une étude publiée dans le Journal of Clinical Nursing a démontré que l’application d’une crème à l’aloe vera sur des plaies chirurgicales a réduit significativement le temps de cicatrisation par rapport au groupe témoin utilisant une crème placebo.

Recherche en 2020 : Une autre étude publiée dans l’International Wound Journal a révélé que les patients utilisant une crème à base d’aloe vera pour traiter les brûlures de second degré ont montré une amélioration notable dans la réduction de la douleur et du temps de guérison par rapport à ceux utilisant des traitements standards comme la sulfadiazine argentique.

Il n’y a pour l’instant pas d’études sur les plaies chroniques. L’aloe vera pourrait être une piste intéressante.

Tour d’horizon des ulcères de jambe méconnus

Tour d’horizon des ulcères de jambe méconnus

En dehors des principaux ulcères, comme les ulcères veineux et artériels, ainsi que des ulcères liés à des micro-angiopathies comme l’angiodermite nécrotique, il existe d’autres causes d’ulcères.

Découvrez les différents types d’ulcères en fonction de leur fréquence de survenue.

Plongez dans ce carrousel d’été et élargissez ou révisez vos connaissances médicales !

Quelle est l’influence des troubles thyroïdiens sur la cicatrisation ?

Quelle est l’influence des troubles thyroïdiens sur la cicatrisation ?

Les troubles thyroïdiens influencent la cicatrisation en modifiant le métabolisme cellulaire et la qualité des tissus. L’hyperthyroïdie peut accélérer la guérison mais fragiliser les cicatrices, tandis que l’hypothyroïdie ralentit la réparation et favorise des cicatrices plus épaisses.

Le dysfonctionnement thyroïdien peut avoir un impact significatif sur la cicatrisation et la qualité des cicatrices.

Hyperthyroïdie

L’hyperthyroïdie, caractérisée par une production excessive d’hormones thyroïdiennes, peut :

  • Accélérer le métabolisme cellulaire 🏃‍♂️, favorisant ainsi la cicatrisation, mais rendant les tissus plus fragiles et augmentant le risque de complications telles que les déchirures et les infections.
  • Altérer la synthèse du collagène, entraînant des cicatrices de moindre qualité, plus fragiles et plus susceptibles de se déchirer.
  • Augmenter la sudation et la température corporelle, provoquant une déshydratation des tissus, ralentissant le processus de cicatrisation et augmentant le risque d’infection.

Hypothyroïdie

L’hypothyroïdie, caractérisée par une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes, peut :

  • Ralentir le métabolisme cellulaire, retardant ainsi le processus de cicatrisation.
  • Altérer la vascularisation des tissus, réduisant l’apport en nutriments et en oxygène nécessaires à la réparation tissulaire, ce qui ralentit également la cicatrisation.
  • Modifier la composition du tissu conjonctif, favorisant la formation de cicatrices chéloïdes ou hypertrophiques.

Il est important de souligner que l’impact des troubles thyroïdiens sur la cicatrisation dépend de facteurs individuels tels que la sévérité de la maladie, la durée et l’efficacité du traitement pour rétablir un équilibre hormonal, l’état général du patient et les comorbidités associées.

Recherche actuelle

Actuellement, des recherches sont menées pour évaluer si l’application topique d’hormones thyroïdiennes pourrait stimuler la cicatrisation des plaies.

Plaie du talon : comment un pansement non remboursé a fait la différence

Plaie du talon : comment un pansement non remboursé a fait la différence

Avez-vous déjà rencontré une situation médicale qui semble sans issue ? 🚑

Voici l’histoire d’un patient souffrant d’une plaie postérieure au talon gauche causée par l’excès de corne sur un terrain d’œdème lymphatique majeur des membres inférieurs.
Ses jambes, rappelant le Bibendum, témoignent de nombreuses années de contention par bas, sans amélioration de l’œdème. La plaie, bordée d’hyperkératose et suintant abondamment, ne cessait de se dégrader, atteignant presque le calcaneum. Colonisée par du tissu fibrino-nécrotique et accompagnée d’une odeur désagréable, elle provoquait une douleur permanente, gênant sa marche.

Malgré son refus de changer de traitement ou d’entamer une réduction de l’œdème par hospitalisation, une solution a été trouvée. Un pansement à base de CMC + ions argent et EDTA a été proposé, bien que non remboursé.
En l’appliquant au fond de la plaie, suivi d’un pansement standard à la CMC, des résultats spectaculaires ont été observés en seulement 15 jours. La plaie s’est comblée, devenant superficielle sans odeur ni douleur, et les exsudats ont nettement diminué.
Bien qu’il reste du chemin à parcourir, le patient est désormais très satisfait du résultat. 🎉

Cette histoire montre qu’une situation apparemment inextricable peut se résoudre avec la bonne approche. Si vous rencontrez des défis similaires, explorez toutes les options avant de perdre espoir.

En quoi l’Obésité Retarde-t-elle la Cicatrisation ?

En quoi l’Obésité Retarde-t-elle la Cicatrisation ?

Imaginez-vous en pleine randonnée en montagne. Vous marchez depuis des heures et soudain, vous vous blessez. Une petite plaie apparaît, suffisamment importante pour nécessiter des soins. Mais au lieu de se refermer rapidement comme à l’habitude, elle tarde à cicatriser. Pour les personnes obèses, ce scénario est malheureusement trop fréquent. Pourquoi cela arrive-t-il ?

La Diminution de la Perfusion Sanguine 🩸

L’excès de tissu adipeux agit comme une barrière, comprimant les vaisseaux sanguins. Les nutriments et l’oxygène peinent à atteindre leur destination. La plaie, en manque de ces ressources vitales, mettra bien plus de temps à guérir.

 

L’Inflammation Chronique 🔥

L’obésité s’accompagne souvent d’une inflammation systémique, comme un feu qui couve en permanence. Ce feu perturbe la réponse immunitaire, prolonge la phase inflammatoire de la cicatrisation et empêche la progression vers la phase de prolifération cellulaire et de maturation des tissus.

 

L’Altération de la Production de Collagène

Le collagène, cette protéine structurelle qui rend nos cicatrices solides, est en défaut chez les personnes obèses. Elle entraîne des cicatrices plus faibles et plus fragiles, plus susceptibles de se rouvrir ou de se dégrader.

 

L’Augmentation du Risque d’Infection 🦠

L’excès de poids crée un terrain fertile pour les bactéries. La peau, plus humide et avec une fonction immunitaire altérée, devient un terrain propice aux infections. Ces infections ralentissent encore plus la cicatrisation.

 

Le Diabète de Type 2 🍬

L’obésité est souvent le prélude au diabète de type 2. L’hyperglycémie chronique associée perturbe la production de collagène et la fonction des cellules immunitaires, retardant la cicatrisation et augmentant le risque de complications comme les infections et les ulcères chroniques.

 

L’Immobilité et les Soins de la Plaie

Le poids excessif limite souvent la mobilité, rendant les soins des plaies plus difficiles. Imaginez essayer de traiter une plaie difficile à atteindre, chaque mouvement étant un effort. L’immobilité peut également provoquer des escarres, ajoutant une couche de complication.

 

Les Études et Données Scientifiques

De nombreuses études ont révélé ces impacts.
Par exemple, « Diabetes Care » a démontré que les patients obèses diabétiques cicatrisaient beaucoup plus lentement que leurs homologues non obèses et non diabétiques.
« Advances in Wound Care » a aussi mis en lumière que l’excès de tissu adipeux entrave la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, essentiels à la cicatrisation.

 

Conclusion

L’obésité, c’est comme marcher avec un poids supplémentaire dans une randonnée déjà difficile. Elle retarde la guérison, augmente le risque de complications et nécessite une attention particulière. Une approche multidisciplinaire est essentielle pour aider ces patients à retrouver une meilleure santé et une cicatrisation plus efficace.

Quand les Superabsorbants Ne Tiennent Plus Leurs Promesses

Quand les Superabsorbants Ne Tiennent Plus Leurs Promesses

Depuis quelques années, nous avons vu apparaître des gammes de super absorbants avec une interface siliconée couvrant toute la surface du pansement.

Deux objectifs étaient visés :

  • Transformer le pansement super absorbant en un pansement primaire, pouvant être appliqué directement sur la plaie pour éviter la multiplication des pansements.
  • Faciliter le travail des infirmières en maintenant le pansement en place le temps de préparer le complément de soin, notamment les bandages à poser.

Sur le papier, l’idée semblait parfaite. 😌 Mais, en réalité, ces pansements se révèlent problématiques. Certains ont un maillage si étroit qu’il ne s’élargit qu’après plusieurs jours, alors que le pansement devrait déjà être changé. D’autres sont équipés de mini perforations pour laisser passer les exsudats.

En testant ces nouvelles gammes, je me suis retrouvé plusieurs fois confronté à des problèmes de macération, de dermite périphérique et de colonisation critique sur des plaies fortement exsudatives. Face à ces défis, j’ai dû revenir aux superabsorbants classiques. 😔

C’est vraiment dommage, car ces pansements sont censés exceller dans l’absorption. Avec le temps, certains fabricants ont compris la situation et ont repositionné leurs super absorbants siliconés vers le segment des hydrocellulaires pour les plaies peu à moyennement exsudatives.

À plusieurs reprises, j’ai recommandé aux fabricants de créer un pansement superabsorbant avec une simple bordure adhésive siliconée, sans recouvrir toute la surface. Cela permettrait de conserver toutes les propriétés d’absorption. Ce serait particulièrement utile pour les escarres du sacrum ou d’autres plaies cavitaires. Aujourd’hui, sans une bande de contention, utiliser un superabsorbant efficace nécessite souvent l’ajout d’un hydrofilm ou d’un hydrocellulaire siliconé pour maintenir le tout. Et cela a un coût. 💸

Nous avons besoin de voir un changement.

Quel pansement mettre sur un ongle incarné ?

Quel pansement mettre sur un ongle incarné ?

Peut-on mettre un hydrocolloïde sur un ongle incarné ?
Découvrez les pansements adaptés pour soigner un ongle incarné, les erreurs à éviter et des conseils pour une cicatrisation optimale après une chirurgie.

L’autre jour, une podologue m’a posé cette question intrigante. On parle souvent de protocoles variés entre les podologues, les infirmiers, les médecins et les chirurgiens : hydrocellulaires, tulles et interfaces, alginates de calcium, hydrofibres, etc. Pourtant, les résultats restent souvent très aléatoires.

Je me suis alors demandé : Quel(s) pansement(s) utiliser pour un ongle incarné, que ce soit pour des soins locaux ou après une chirurgie ? Et surtout, quels pansements doit-on éviter ? 🤔

Les ongles incarnés résultent souvent d’une prédisposition génétique couplée à une pression externe excessive. Cela crée un conflit douloureux entre les bords de l’ongle et les tissus environnants. Ces situations peuvent s’aggraver avec la transpiration et la macération, allant d’une simple rougeur à la formation d’un granulome inflammatoire purulent, accompagné de douleurs et d’un bourrelet recouvrant l’ongle.

Il apparaît clairement qu’il ne faut pas utiliser de pansements favorisant un milieu humide. Cela risque d’aggraver la situation, avec un risque d’infection et de croissance d’un granulome ou d’un bourrelet. En post-opératoire, on constate parfois l’apparition d’un nouveau granulome, dû au choix du pansement. Un milieu humide est à proscrire ! 🚫

Contrairement aux plaies chroniques où la cicatrisation en milieu humide est recommandée, pour l’ongle incarné, il faut maintenir un milieu aussi sec que possible.
Les pansements les plus adaptés sont les alginates de calcium purs. Évitez les hydrofibres, qui se gélifient et entraînent une humidité persistante, ainsi que les hydrocolloïdes, hydrocellulaires, interfaces et tulles. Les compresses non tissées contenant de la viscose et du polyester ne sont pas non plus indiquées.

À la maison, si la plaie suinte peu, laissez l’orteil à l’air libre et portez des tongs ou des claquettes. Pour sortir, un alginate de calcium maintenu avec du sparadrap ou une bande auto-adhésive aérée suffit. Évitez surtout les compresses non tissées.

En post-opératoire, même approche : utilisez des alginates de calcium purs jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus d’exsudats, puis laissez l’orteil à l’air. Les croûtes qui se forment ralentissent la cicatrisation et préviennent la formation de granulomes ou de bourrelets.

Pseudomonas : Quand la « pseudo-menace » des greffes devient réelle 😷

Pseudomonas : Quand la « pseudo-menace » des greffes devient réelle 😷

L’infection post-greffe cutanée est la hantise du chirurgien. C’est la principale complication, en dehors de l’absence de prise de greffe. Les équipes de chirurgiens plasticiens qui prennent en charge des grands brûlés en savent quelque chose 🔥.

 

Dans le domaine des plaies chroniques, que je connais bien, il y a un phénomène particulièrement agaçant. Permettez-moi de vous raconter l’histoire de l’un de mes patients 🏥.

 

Il s’agit d’un homme d’une soixantaine d’années, avec un ulcère veineux récalcitrant depuis plus de six mois ⏳. Après avoir été suivi en ambulatoire par son médecin généraliste et ses infirmières, il arrive dans notre service. Malgré tous les soins et bilans, sa plaie n’a pratiquement pas évolué en un mois.

 

Nous décidons alors, avec son accord, de tenter une greffe. Nous optons pour une greffe en pastille et fragmentaire à la lame froide. La plaie est propre, suffisamment bourgeonnante pour l’envisager rapidement 💉.

 

Juste après l’opération, le résultat semble prometteur. À J4, les greffons commencent à bien prendre, prenant une teinte rosée, signe de guérison 🌸. Mais au bout de huit jours, une mauvaise surprise nous attend : le pansement commence à verdir, et les greffons se rétractent. Chaque jour, les greffons semblent être grignotés, jusqu’à être complètement chassés, laissant la plaie inflammatoire ⚠️.

 

Le coupable ? Une colonisation au Pyocyanique, ou Pseudomonas aeruginosa. Invisible au départ, ce germe prospère dans l’environnement humide créé par la greffe et les pansements maintenus plusieurs jours 🔬.

 

Ce problème est rare sur des plaies bien bourgeonnantes. Mais il faut rester vigilant sur celles qui le sont moins. Cette mésaventure m’est arrivée plusieurs fois. Désormais, j’effectue systématiquement des prélèvements bactériologiques préopératoires pour analyser la flore de ce type de plaie 🧫.

 

Grâce à ces précautions, j’ai pu reporter plusieurs greffes. Les analyses révélaient la présence de Pseudomonas aeruginosa, invisible cliniquement. Après un traitement local avec une solution antibiofilm, une meilleure gestion des exsudats, des pansements antibactériens, une détersion complémentaire et parfois une électrostimulation, nous parvenons généralement à l’éliminer 🧴. Je fais toujours un contrôle avant de lancer la greffe.

 

Parfois, une antibiothérapie orale est nécessaire, bien que les résistances croissantes du germe compliquent les choses 💊.

 

Faites Connaître votre Expertise et Boostez votre Réseau Médical 

Faites Connaître votre Expertise et Boostez votre Réseau Médical 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un problème courant.

De nombreux infirmiers spécialisés, qu’ils soient en cicatrisation ou dans d’autres domaines, ont du mal à communiquer avec les médecins et à élargir leur réseau professionnel. 📞 Obtenir des rendez-vous avec des spécialistes ou des examens complémentaires comme un Doppler artério-veineux des membres inférieurs ou une radiographie est souvent un véritable défi. 😓

La bonne nouvelle ? Il existe une solution simple et efficace : les comptes rendus de consultation. 📄 Pour les médecins, c’est le premier canal de communication. 📢

L’envoi régulier de comptes rendus est un excellent moyen de faire connaître et reconnaître votre expertise. 🌟

Un compte-rendu de consultation, c’est bien plus qu’un simple rapport :
Carte de visite : Le médecin a vos coordonnées sous la main. 📇
Flyer de présentation : Le médecin découvre vos compétences et services. 💼

Tous les médecins vous le diront : envoyer des comptes rendus à divers correspondants booste considérablement votre clientèle. 📈

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Le Pouvoir des Soins Simples : une Leçon de Guérison

Le Pouvoir des Soins Simples : une Leçon de Guérison

Imaginez une patiente de 87 ans, entrant dans une institution médicalisée. Dès son arrivée, elle présente un ulcère circonférentiel à la jambe droite, accompagné d’un léger œdème. C’est une conséquence de son insuffisance veino-lymphatique. Ne marchant plus, elle reste assise dans son fauteuil roulant, mais parvient encore à faire des transferts. Avec quelques troubles cognitifs, elle suit une corticothérapie à long terme pour une polyarthrite rhumatoïde déformante. Le bilan vasculaire est rassurant : ni AOMI, ni insuffisance veineuse superficielle ou profonde. Mais elle est dénutrie. 🍽️

 

On décide de mettre en place une contention par kit multitype, avec une protection cutanée, car sa peau est très fine et fragile. 🩹 Malgré ces précautions, les infirmières découvrent une exposition du tendon tibial antérieur sur 3 cm. Le tendon est bien visible. 👀

 

Ce type de cas n’est malheureusement pas rare. Prendre en charge une telle plaie est un véritable défi. Le tendon, mal vascularisé, est difficile à couvrir. Il peut facilement s’infecter ou nécroser s’il s’assèche. On envisage souvent des traitements de seconde ligne comme la thérapie par pression négative, l’électrostimulation, le PRP, les matrices dermiques, voire une chirurgie de recouvrement. L’immobilisation est également souvent nécessaire. 🚑

 

À l’examen, une surprise : le tendon est sain. Il n’est ni sec, ni jaunâtre. La bordure et la périphérie ulcérée ne montrent aucun signe d’infection. Lors de la détersion tangentielle au ciseau, un micro-saignement apparaît rapidement. 💉

 

Compte tenu de la mobilité réduite de la patiente, nous faisons un choix : ne pas l’immobiliser davantage. Nous décidons de maintenir la contention actuelle, sans trop serrer. Un tulle gras en double couche est appliqué sur la zone du tendon, le tout recouvert avec un pansement hydrofibre pour l’ulcère périphérique. Les infirmières, avec une régularité exemplaire, procèdent à une détersion tangentielle du tendon jusqu’à obtenir un micro-saignement. 🏥

 

Un mois passe. Le tendon, autrefois exposé, est maintenant complètement recouvert d’un tissu de granulation. 🎉

 

La morale de cette histoire ? Parfois, il suffit de prendre le temps de réfléchir pour simplifier des plaies complexes. Pas besoin de techniques lourdes ou d’hospitalisation. Juste une approche réfléchie et soignée. 🌿

La plaie qui ne voulait pas guérir

La plaie qui ne voulait pas guérir

Un jour, un patient de 45 ans est venu me voir pour une consultation. Ce n’était pas une visite ordinaire. Six ans plus tôt, il avait subi un grave accident de travail. Magasinier de profession, son membre inférieur droit avait été écrasé par un chariot élévateur. Ce jour-là, il avait été transporté en urgence, présentant une fracture ouverte complexe du fémur et des tissus mous écrasés.

L’hospitalisation fut longue et éprouvante, compliquée par une infection des tissus mous et de l’os. Il a bénéficié d’une thérapie par pression négative et d’un lambeau, qui, malheureusement, n’a tenu que partiellement. Une petite plaie persistait le long de sa cicatrice, en haut de la cuisse droite, mesurant 3 cm de long et 1,5 cm de profondeur. La cicatrice était rétractile avec une perte de substance musculo-cutanée bien visible.

Le temps passa, et avec lui, les complications. Le patient prit beaucoup de poids, atteignant un BMI de 40, et conservait une boiterie. Il était toujours en arrêt de travail.

Pendant plus de 3 ans, il suivit de nombreux protocoles de pansement : argent, acide hyaluronique, NOSF, il avait essayé presque tout ce qui était disponible sur le marché. Il utilisa du miel de Manuka, subit deux greffes par enfouissement, une thérapie par pression négative, des injections de PRP avec gel, une matrice dermique de poisson, et une solution antibiofilm. Mais rien n’y faisait, la plaie persistait. Pourtant, il ne se décourageait pas.

Pendant cette période, il décida de suivre une cure pour perdre du poids. Cette démarche contribua à réduire la taille de la plaie, confirmant ainsi que l’obésité était un frein à la cicatrisation.

Au cours de l’évolution, un hyperbourgeonnement localisé est apparu. Une biopsie a révélé un bourgeon charnu sans trace de tissu malin.

Un jour, un hyperbourgeonnement localisé apparut. Une biopsie révéla qu’il ne s’agissait que d’un bourgeon charnu, sans trace de tissu malin. Une nouvelle intervention chirurgicale fut proposée pour reprendre la cicatrice, exciser complètement la zone inflammatoire et réaliser une plastie. Mais le patient, traumatisé par son hospitalisation passée, refusa. Une invalidité partielle fut prononcée.

Le dernier espoir résidait dans un autre type de miel de Manuka. Et ô surprise, la plaie se referma complètement en 15 jours ! Le patient put reprendre le travail, à un autre poste cette fois, et se porta bien. Depuis, il n’a pas été revu.

Rétrospectivement, nous avons réalisé que ce patient présentait probablement un biofilm récalcitrant gênant la cicatrisation, biofilm qui fut éradiqué par le miel de Manuka, plus riche en enzymes antibactériennes que celui utilisé auparavant. La perte de poids joua également un rôle important.

La leçon de cette histoire ? Parfois, il faut s’armer de patience et de persévérance.

Quand la plaie raconte une autre histoire

Quand la plaie raconte une autre histoire

Dans ce dernier volet sur l’hyperbourgeonnement, je souhaite partager un cas particulièrement instructif concernant une patiente de 81 ans.

👵 Le Contexte :
La patiente, souffrant de dermatoporose, consulte pour un ulcère au mollet gauche, apparu après une déchirure cutanée et évoluant dans un contexte d’insuffisance veino-lymphatique.

🔍 Examen et Traitement :
Initialement, l’ulcère présentait un hyperbourgeonnement. Un traitement comprenant des dermocorticoïdes sous pansement hydrocellulaire siliconé, associé à des mesures de contention et d’hygiène (repos avec jambes surélevées), a été mis en place.

🔄 Suivi :
Quinze jours après le début du traitement, la patiente revient pour un suivi. L’œdème est bien maîtrisé et l’hyperbourgeonnement a disparu. Cependant, contrairement à ce qu’on espère habituellement, l’ulcère n’a pas réduit de taille. Bien que la surface de la plaie semble plane, la taille de l’ulcère reste inchangée. De plus, un liseré inflammatoire est toujours présent autour de la plaie, sans processus d’épidermisation, et la zone périphérique ainsi que le fond de l’ulcère restent inflammatoires.

🔬 Découverte :
Des biopsies réalisées au punch, révèlent un carcinome basocellulaire. La patiente est alors prise en charge par un chirurgien plasticien pour une exérèse complète de la lésion. La cicatrisation se poursuit sans greffe, aidée par un pansement spécialisé et une contention continue.

La patiente est prise en charge par un chirurgien plasticien qui réalise une exérèse complète de la lésion, sans recourir à une greffe. La plaie creusante est laissée en cicatrisation dirigée. Un pansement composé d’alginate de calcium est appliqué pour favoriser ce processus, recouvert d’un pansement hydrocellulaire à bordure siliconée, avec la poursuite de la contention multicouche.

📅 Résultat et Surveillance :
La cicatrisation de la plaie est complète après quelques semaines. Étant donné les antécédents significatifs d’exposition solaire de la patiente, une surveillance dermatologique annuelle de tout le corps est établie pour prévenir d’éventuelles complications futures

Conclusion : face à un hyperbourgeonnement qui ne répond pas aux traitements habituels ou qui présente une localisation atypique il faut systématiquement suspecter un cancer.

 

Résumé des Enseignements :
Un hyperbourgeonnement peut être un signe de granulome inflammatoire hyperplasique, souvent dû à une réaction à corps étranger ou une infection.
Il peut aussi masquer un cancer, nécessitant une vigilance accrue.

Pas Juste une Plaie : Comprendre le Granulome Inflammatoire Hyperplasique en pratique courante.

Pas Juste une Plaie : Comprendre le Granulome Inflammatoire Hyperplasique en pratique courante.

Le granulome inflammatoire hyperplasique peut parfois être confondu avec un hyperbourgeonnement. Voici un exemple concret qui illustre cette situation :

👵 Cas clinique :
Une patiente de 81 ans, résidant en EHPAD pour troubles cognitifs, vient consulter au motif d’une escarre pertrochantérienne droite.
La plaie, le long d’une cicatrice de chirurgie de hanche, ne semble pas guérir correctement : elle est occupée par une lésion hyperbourgeonnante, flasque, saignant facilement. Il y a des signes de fistulisation (un tunnel sous la peau qui ne devrait pas y être).

🔍 Investigation :
Un examen plus approfondi révèle que cette plaie persistante est en contact avec du matériel mis en place au contact du fémur.
Une lecture plus approfondi du dossier médical nous apprend que cette patiente a été opérée 6 mois en arrière d’une fracture du fémur suite à une chute avec pose de vis plaque.
La cicatrice n’avait jamais complètement guéri et une petite ouverture persistait, sans notion d’hyperappui sur cette zone.

🛠️Intervention :
La patiente a été référée à son chirurgien pour suspicion d’infection du matériel implanté. Ce n’était pas une simple plaie de pression (escarre) comme on aurait pu le penser. Le matériel chirurgical a été retiré et remplacé par une nouvelle prothèse sous couverture antibiotique après avoir fait des prélèvements pour analyse.

🧐 Enseignements :
Ce cas illustre comment un granulome inflammatoire hyperplasique peut être un signe soit d’une infection, soit d’une réaction à un corps étranger, et parfois les deux. C’est une condition complexe qui demande une évaluation attentive pour éviter des diagnostics erronés.

Quand un hyperbourgeonnement n’en est pas un

Quand un hyperbourgeonnement n’en est pas un

Dans le domaine médical, certaines conditions peuvent tromper même les plus expérimentés d’entre nous. Prenons l’exemple du granulome inflammatoire hyperplasique, parfois confondu avec un hyperbourgeonnement localisé.

🔍 Qu’est-ce qu’un granulome inflammatoire hyperplasique ?
Communément appelé granulome pyogénique, il s’agit d’une lésion tumorale bénigne qui émerge généralement en réponse à une irritation ou un traumatisme mineur. Cette lésion se développe rapidement, formant une petite masse rougeâtre, souvent vascularisée, qui est beaucoup plus molle et saigne plus facilement qu’un hyperbourgeonnement typique.

 

📝 Cas clinique :
Une patiente de 81 ans, opérée du rachis lombaire pour une sciatique invalidante, a développé une complication infectieuse post-opératoire au niveau de sa cicatrice. Après l’ablation des fils, une désunion cicatricielle s’est produite. Une lésion semblable de quelques mm est apparue, persistant le long de la cicatrice sans signes d’infection résiduelle.

 

Malgré un traitement initial par dermocorticoïdes puis par bâtonnet de nitrate d’Ag, la lésion a réapparu après l’arrêt du traitement. Une échographie a révélé un corps étranger, déclencheur d’une réaction inflammatoire. Après discussion avec le chirurgien, il s’agissait en fait d’un fil non résorbable qui avait été positionné pour une meilleure cicatrisation des plans profonds incisés. Une intervention chirurgicale pour retirer ce fil a finalement permis une cicatrisation complète.

 

🔬 Analyse et réflexion :
Ce cas illustre un granulome inflammatoire hyperplasique déclenché par une réaction à un corps étranger, une occurrence fréquente dans les cicatrices post-opératoires. Un cas plus fréquent est la présence de fils résorbables sous cutanés mal tolérés pouvant provoquer ce type de réaction, de même pour les sutures métalliques après sternotomie, nécessitant parfois une reprise chirurgicale.

 

💡 Conseil pour les professionnels de santé :
Toujours envisager un granulome inflammatoire hyperplasique dans les cas de lésions persistantes post-intervention, particulièrement si les traitements conservateurs échouent.

Expertise en Plaie : Quel Avenir pour la France ?

Expertise en Plaie : Quel Avenir pour la France ?

En dépit de l’ouverture récente de centres dédiés, l’élargissement des compétences infrmières, et la diversité des programmes de formation en France, le secteur de la plaie et de la cicatrisation peine à connaître un essor.

Côté infirmier,

on note une évolution positive : bien que les tarifs demeurent insuffisants, ils s’améliorent progressivement. La profession se dynamise grâce à l’élargissement des compétences permis par la délégation d’actes et de prescriptions initialement réservés aux médecins, illustré par l’intégration des IPA, les protocoles de coopération, et les initiatives au sein des CPTS et des MSP.

Cependant, malgré cet élargissement des rôles et des responsabilités, les infirmiers rencontrent des obstacles dans l’établissement de partenariats médicaux, particulièrement en milieu ambulatoire.
L’élaboration d’un projet médical reste intrinsèquement liée à la collaboration avec les médecins, rappelant l’importance fondamentale du diagnostic, du traitement et de la prévention dans la pratique médicale.

Du côté médical,

l’attrait pour la spécialisation en plaies et cicatrisation reste très limité. Une portion significative du corps médical, y compris certains dermatologues, tend à délaisser ce champ, le considérant parfois hors de leur domaine d’expertise. Cette réticence trouve en partie son origine dans l’insuffisance des tarifications, qui n’offrent pas une reconnaissance adéquate de la complexité et de la nécessité de ces soins spécialisés. En l’absence d’une rémunération appropriée, l’engagement des médecins dans cette spécialité s’avère découragé, reflétant une situation catastrophique.

La gestion des plaies par les médecins est une tâche qui demande beaucoup de temps, d’investissement en matériel spécialisé et d’assistance professionnelle. En France, la stagnation des tarifs médicaux et le poids des charges sociales entravent la capacité des médecins libéraux à embaucher le personnel nécessaire, tel qu’une infirmière, essentielle pour l’ouverture d’un service de consultation spécialisé en plaies. De plus, l’acquisition d’équipements avancés comme la phléthysmographie automatisée, les dopplers, la luminothérapie et le laser, ainsi que le maintien d’espaces dédiés à de petites interventions chirurgicales, représente un coût substantiel, d’autant plus que certains de ces matériels et consommables ne sont pas remboursables par le patient.

La tarification pour soins des plaies par la NGAP, axée sur les actes cliniques, est notoirement insuffisante et dépassée, ne reconnaissant pas l’investissement temporel requis pour le soin du patient, contrairement au système TARMED en vigueur en Suisse depuis 2004. La France accuse ainsi un retard de deux décennies dans ce domaine.

En ce qui concerne les actes techniques, la nomenclature de la CCAM ne reflète pas adéquatement la réalité clinique et ne propose pas de codes spécifiques pour les interventions sur les plaies chroniques, forçant les professionnels à improviser avec des rémunérations minimales. Cette situation rend particulièrement ardue la création et le fonctionnement de centres spécialisés dans le traitement des plaies dans le secteur privé.

L’avenir incertain des réseaux et des centres

Les centres spécialisés en soins de plaies et leurs réseaux associés luttent pour établir des modèles économiques durables et efficaces. Actuellement, bon nombre d’entre eux subsistent grâce à des financements publics ou à des budgets alloués de manière exceptionnelle. Cette dépendance pose la question de leur viabilité future en l’absence de ces aides financières. Il existe des discussions sur l’intégration de ces initiatives expérimentales dans le cadre législatif habituel et leur reconnaissance dans le système de tarification de la sécurité sociale. Cependant, face aux défis budgétaires croissants auxquels sont confrontés les secteurs hospitaliers publics et privés, et à l’incertitude concernant la pérennité de dispositifs tels que l’ASALEE, l’avenir de ces centres et réseaux de soins demeure incertain.

Il est important de reconnaître que la prise en charge efficace des plaies en France reste contrainte pour les infirmiers comme pour les médecins, tant que la tarification ne sera pas révisée pour offrir une rémunération juste et incitative aux médecins. Cette révision tarifaire est essentielle pour encourager un engagement croissant en plaies et cicatrisation.

Des solutions existent

Néanmoins, il est possible de réaliser des collaborations fructueuses dans ce domaine, malgré les défis actuels. Ces dynamiques de coopération réussies seront l’objet d’une analyse plus approfondie dans un futur post ou une formation, soulignant comment un projet bien structuré peut surmonter les obstacles financiers et institutionnels.

L’Oxygénothérapie Topique une Solution Innovante pour les Plaies Récalcitrantes

L’Oxygénothérapie Topique une Solution Innovante pour les Plaies Récalcitrantes

L’oxygénothérapie topique peut être une solution innovante pour améliorer la cicatrisation des plaies chroniques. En apportant de l’oxygène directement à la plaie, ces dispositifs favorisent une guérison efficace tout en réduisant la douleur : l’exemple du dispositif NATROX® O₂.

L’Importance de l’Oxygène dans la Cicatrisation

Un article paru dans Woundsinternational le 14 mars 2024, souligne l’importance de l’oxygène dans le processus de cicatrisation des plaies et présente l’oxygénothérapie topique continue (TOT) comme une possibilité intéressante de traitement, en utilisant le dispositif NATROX® O₂.

Défi des Plaies Chroniques

La majorité des plaies chroniques non cicatrisantes ont un niveau d’oxygène faible, ce qui peut retarder la guérison. L’oxygène est nécessaire pour plusieurs étapes de la cicatrisation en particulier la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, la production de collagène et la formation de nouvelles cellules de peau. Il aide aussi les cellules immunitaires à combattre les infections.

NATROX® O₂: Une Solution Innovante

L’oxygénothérapie topique, particulièrement avec le dispositif NATROX® O₂, apporte de l’oxygène directement sur la plaie. Ce dispositif est portable, facile à utiliser et silencieux, permettant aux patients de continuer leurs activités quotidiennes. Il a montré des résultats dans la réduction de la douleur et l’amélioration de la guérison des plaies, notamment en permettant à certains patients de réduire ou d’arrêter leur consommation d’opioïdes.

Applications Cliniques de NATROX® O₂

NATROX® O₂ est particulièrement utile pour les plaies difficiles à cicatriser, comme les ulcères du pied diabétique ou les plaies chirurgicales. Il fonctionne en produisant un flux d’oxygène à partir de l’air et le délivre directement à la plaie, améliorant ainsi l’environnement de la plaie et favorisant la guérison. Il est compatible avec tous les pansements utilisés habituellement.

Evidence et Pratique Clinique

Des études ont montré l’efficacité de l’oxygénothérapie topique, la classant comme une méthode de soin de plaie basée sur des preuves solides. L’article décrit également comment utiliser le dispositif, soulignant l’importance de la préparation correcte de la plaie et du suivi régulier.

Étude de Cas: Transformation de la Cicatrisation

Enfin, une étude de cas est présentée, démontrant comment NATROX® O₂ a aidé un patient ayant un mal perforant difficile à cicatriser après une transplantation cardiaque, en réduisant la douleur et en favorisant une cicatrisation efficace.

Voir l’article complet en anglais  ici 👉 https://woundsinternational.com/made-easy/continuous-topical-oxygen-therapy/

Greffe médicament une option à ne pas négliger dans le traitement des plaies chroniques

Greffe médicament une option à ne pas négliger dans le traitement des plaies chroniques

💊 💊 💊 La greffe médicament, située entre le pansement et la greffe de recouvrement, offre une solution utile pour les plaies chroniques. En ciblant la douleur et la cicatrisation, cette technique simple, rouvre des perspectives thérapeutiques pour les patients en quête de soulagement ou pour relancer la cicatrisation.

💊 💊 💊

Introduction

La greffe médicament représente une option thérapeutique positionnée entre un simple pansement et une greffe de recouvrement complète. Son but principal est de combattre la douleur et de stimuler la cicatrisation. Les greffons utilisés sont naturellement riches en facteurs de croissance et peptides, agissant efficacement comme un traitement médicamenteux.

Indications et Public Cible

Cette greffe est particulièrement indiquée pour les patients qui ont déjà bénéficié de traitement de seconde ligne après échec des traitements conventionnels comme le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) ou les matrices dermiques, ou lorsque ces options sont inadaptées. Elle est recommandée en cas d’échec des antalgiques standards ou lorsque des contre-indications à certaines interventions, comme l’anesthésie générale, existent. Des pathologies spécifiques, telles que l’angiodermite, le Pyoderma Gangrenosum, ou les ulcères chroniques douloureux, sont des indications intéressantes pour cette greffe.

Procédure de la Greffe Médicament

Contrairement aux greffes traditionnelles, il n’est pas impératif que la zone à traiter présente une croissance tissulaire active. La greffe peut se réaliser sur un lit fibrineux après une détersion appropriée, en l’absence de signes infectieux. Habituellement effectuée sous anesthésie locale, cette technique implique l’utilisation de greffons sous forme de pastilles, prélevés généralement avec un punch à biopsie. Cette intervention peut également précéder une greffe de recouvrement plus conventionnelle.

Praticabilité de l’Intervention

Une particularité notable de cette greffe est sa praticabilité directement au chevet du patient, que ce soit en milieu hospitalier ou en consultation externe, simplifiant ainsi le parcours de soin.

Objectifs et Bénéfices

L’apport de facteurs de croissance et de peptides par la greffe vise à procurer un soulagement rapide de la douleur, généralement dans les 24 à 48 heures suivant l’intervention, facilitant ainsi une meilleure qualité de vie pour les patients concernés.

Conclusion

La greffe médicament se présente comme une option thérapeutique utile pour les patients confrontés à des douleurs chroniques et des plaies résistantes, offrant une alternative lorsque les traitements standards ne sont pas envisageables ou se révèlent inefficaces.

Hyperbourgeonnement : une clé inattendue pour certaines plaies ?

Hyperbourgeonnement : une clé inattendue pour certaines plaies ?

🌼 🌼 🌼Découvrez le rôle des pansements induisant l’hyperbourgeonnement dans la cicatrisation. Apprenez comment les dermocorticoïdes modèrent ce phénomène et accélèrent l’épidermisation des plaies difficiles, tout en surveillant les risques associés🌼 🌼 🌼

Dans le domaine de la cicatrisation, certains pansements, notamment ceux à base de carboxyméthylcellulose (CMC) (la plupart des hydrogels et certains hydrofibres), ainsi que les tulles gras, sont reconnus pour induire un hyperbourgeonnement. Il est important de noter que cet effet est fréquent et peut se manifester de façon imprévisible.

L’hyperbourgeonnement, bien qu’inattendu, peut être bénéfique dans certaines situations.
L’utilisation de dermocorticoïdes est utile pour modérer cet hyperbourgeonnement et accélérer l’épidermisation des plaies, en particulier quand l’hyperbourgeonnement est au contact des bords de la plaie. Cependant, il convient de rester vigilant face au risque d’atrophie cicatricielle qui peut accompagner ce traitement.

Cette approche s’avère particulièrement utile pour traiter des plaies rebelles, telles que les ulcères fibro-scléreux, ou des ulcères artériels post-revascularisation, qui présentent une lenteur de cicatrisation, ainsi que pour les plaies profondes, cavitaires ou de grande surface, qui pourraient autrement nécessiter une greffe.

En pratique, une fois l’hyperbourgeonnement atteint grâce aux pansements inducteurs, ceux-ci sont maintenus jusqu’à obtenir un niveau d’hyperbourgeonnement jugé satisfaisant. Par la suite, l’application quotidienne de dermocorticoïdes en crème épaisse est recommandée pour accélérer l’épidermisation et aplanir les bourgeons. Ce traitement doit impérativement être réalisé sous étroite surveillance médicale en raison du risque infectieux lié à l’usage des dermocorticoïdes et nécessite une expertise spécifique.

Dans certains cas, si la plaie présente une croissance inégale des bourgeons, l’application de dermocorticoïdes peut être adaptée, par exemple en alternant un jour sur deux ou deux fois par semaine, afin de cibler de manière optimale les zones nécessitant un traitement.

Zoom sur les Médicaments qui Accélèrent la Cicatrisation

Zoom sur les Médicaments qui Accélèrent la Cicatrisation

💊💊💊 Explorer les médicaments clés qui favorisent la cicatrisation. De l’importance des vitamines à l’effet du sulfate ferreux et des hormones, découvrez comment optimiser la guérison des plaies. 💊💊💊

Dans la prise en charge des plaies, l’attention se porte fréquemment sur les médicaments susceptibles de ralentir la cicatrisation. Cependant, il est tout aussi intéressant de mettre en lumière ceux qui peuvent, à l’inverse, favoriser ce processus.

Comme mentionné dans mes précédentes publications, les vitamines A, C et E jouent un rôle essentiel dans la cicatrisation des plaies. Néanmoins, il existe également des médicaments spécifiques ayant une influence positive sur cette dernière.

Le fer

Le sulfate ferreux, par exemple, fournit le fer nécessaire à la synthèse de l’hémoglobine, essentielle au transport de l’oxygène dans le sang. Une oxygénation adéquate est un facteur clé dans le processus de cicatrisation des plaies. Ainsi, dans le traitement de l’anémie, l’apport en fer peut avoir un impact significatif.

Les hormones thyroïdiennes

Les hormones thyroïdiennes régulent le métabolisme et influencent également la cicatrisation. Une hypothyroïdie peut, par exemple, entraver la réparation des tissus suite à une blessure. Corriger ce déséquilibre peut donc contribuer à une meilleure cicatrisation.

L’insuline

L’insuline est aussi étudiée pour son rôle potentiel dans ce domaine, particulièrement chez les patients diabétiques, où une gestion efficace du diabète peut nettement améliorer la cicatrisation.

Les hormones de croissance

Les hormones de croissance, quant à elles, ont un effet direct sur la réparation et la régénération des tissus. Leur administration peut ainsi stimuler la cicatrisation des plaies en cas de déficience.

Les Cyclines ?

En outre, les cyclines, grâce à leur effet anti-inflammatoire, peuvent également jouer un rôle dans la stimulation de la cicatrisation.

Conclusion

Il est donc essentiel d’effectuer des évaluations standards, incluant un hémogramme complet et un dosage de la TSH, chez les patients présentant des plaies chroniques. Cela permet de détecter d’éventuelles anomalies simples telles que l’anémie ferriprive ou l’hypothyroïdie, et d’adopter une approche thérapeutique adaptée pour favoriser la cicatrisation.

Cette perspective enrichit notre compréhension de la gestion optimale des plaies et souligne l’importance d’une approche globale dans le traitement des patients.

Dernières avancées en Électrothérapie : une solution pour les Plaies Complexes

Dernières avancées en Électrothérapie : une solution pour les Plaies Complexes

🔌 🔌 Exploration des avancées en électrothérapie pour soigner les plaies douloureuses et complexes, présentées aux JPC 2024. Focus sur l’efficacité et les techniques innovantes avec Woundel. 🔌 🔌

Découvrons les progrès récents dans les protocoles d’électrothérapie destinées à soigner les plaies. Cette technique s’avère particulièrement intéressante pour traiter les plaies très douloureuses et celles présentant des tissus fibrino-nécrotiques, incluant des cas moins courants tels que l’angiodermite nécrotique.

Pour faire simple, des recherches indiquent que la stimulation électrique en polarité négative favorise la débridement naturel et le bourgeonnement tandis que la polarité positive tend à encourager l’épidermisation.

Une innovation 

Un poster présenté lors des JPC 2024 apport un nouvel éclairage de l’électrostimulation, spécifiquement avec l’appareil Woundel, dans la modulation de ces processus.

La technique d’inversion de polarité s’avère intéressante pour soutenir l’épidermisation et gérer efficacement l’hyperbourgeonnement.

En effet, la stimulation en polarité négative peut parfois entraîner un hyperbourgeonnement de la plaie qui nécessite en théorie un arrêt du protocole et l’application de dermocorticoïdes.
L’inversion de la stimulation en polarité positive permettrait de maîtriser ce problème et de stimuler du même coup l’épidermisation de manière plus contrôlée.

Il est à noter que l’hyperbourgeonnement, parfois induit par la polarité négative, peut requérir l’arrêt du traitement et l’application de dermocorticoïdes. Cependant, en passant à une stimulation en polarité positive, il est possible de surmonter ce problème tout en favorisant une épidermisation plus contrôlée.

Traditionnellement, l’électrothérapie est appliquée jusqu’à ce que la plaie soit prête à être greffée. Toutefois, dans certains cas, la greffe n’est pas une option possible. Pour les ulcères de grande taille non greffables, l’utilisation alternée de polarités en électrothérapie peut amener à une guérison presque totale.

Un cas clinique récent

J’ai récemment traité une patiente souffrant d’angiodermite bilatérale étendue, pour laquelle la greffe était impraticable en raison du risque de créer des plaies chroniques dans les zones donneuses. Cette patiente présentait une plaie importante avec des zones d’hyperbourgeonnement sur une jambe, et une plaie moins active sur l’autre.

L’adaptation du protocole d’électrothérapie à l’inversion de polarité, ajustée en fonction de l’évolution locale, a permis d’accélérer l’épidermisation et de maîtriser le bourgeonnement jusqu’à atteindre une surface cicatrisée acceptable pour terminer la cicatrisation avec des pansements standards.

Conclusion

Cette approche innovante offre une nouvelle perspective pour le traitement de plaies complexes où la greffe n’est pas envisageable, ou pour une meilleure gestion de l’hyperbourgeonnement.

Un spray pour stimuler les plaies récalcitrantes

Un spray pour stimuler les plaies récalcitrantes

🔫 🔫 En 2024, découvrez CACIPLIQ20®, le spray d’OTR3 basé sur la technologie RGTA® pour régénérer les tissus et traiter les plaies récalcitrantes. Une avancée pour la cicatrisation à domicile ou en consultation. 🔫 🔫

En 2024, le domaine des soins de plaies a connu une avancée notable avec l’introduction de solutions novatrices destinées à améliorer la guérison des plaies récalcitrantes en consultation ou au domicile.

Parmi ces innovations, le laboratoire OTR3 a mis sur le marché CACIPLIQ20®, une solution en spray visant à stimuler la régénération des tissus.

CACIPLIQ20® s’appuie sur une technologie brevetée, les RGTA® (ReGenerAting Agents), qui sont des analogues des héparanes sulfates, des composés sucrés impliqués dans la reconstitution de la matrice extracellulaire, un élément fondamental pour la cicatrisation des plaies.
Les héparanes sulfates jouent aussi un rôle important dans la liaison et le stockage des peptides de signalisation et des facteurs de croissance nécessaires à la réparation tissulaire. Dans le contexte des plaies chroniques, la destruction des héparanes sulfates par des enzymes spécifiques entrave le processus de cicatrisation.

Les agents RGTA® ont été conçus pour imiter les héparanes sulfates tout en résistant à ces enzymes destructrices, facilitant ainsi la reconstitution de la matrice extracellulaire et favorisant le processus de guérison.

CACIPLIQ20® est indiqué pour le traitement des plaies récalcitrantes, c’est-à-dire des plaies qui ne cicatrisent pas après une période de six mois, incluant les escarres, les ulcères circulatoires, et les ulcères du pied diabétique.

Le produit est utilisé deux fois par semaine lors du renouvellement des pansements et peut être appliqué tant en milieu clinique qu’à domicile.
Il est commercialisé sous deux formes : un spray de 7,5 ml, permettant environ 50 applications pour des plaies de petite taille, et un kit de 5 ml à usage unique, destiné aux plaies plus importantes.

Cette solution représente une avancée significative dans le traitement des plaies difficiles à guérir, offrant une nouvelle option pour la prise en charge de ces conditions complexes.

A tester donc.

De la poudre pour traiter les plaies rebelles

De la poudre pour traiter les plaies rebelles

Integra LifeSciences France présente une innovation dans le soin des plaies : INTEGRA® en poudre. Cette matrice de régénération dermique, conçue pour traiter efficacement les plaies difficiles, simplifie l’application et favorise la cicatrisation, même dans les cas complexes. Une avancée notable pour le secteur médical.

Integra LifeSciences France, acteur reconnu dans le secteur des plaies, a développé une matrice de régénération dermique depuis 2008, commercialisée sous le nom d’INTEGRA®. Composée de collagène et de glucosaminoglycane d’origine porcine.
Cette matrice a été traditionnellement utilisée dans le traitement des brûlures graves de 3ème degré, particulièrement dans les cas où les autogreffes ne sont pas possibles ou insuffisantes mais aussi dans les cas de pertes de substance cutanée totale.

La nouveauté réside dans la forme de ce produit : Integra LifeSciences France propose désormais cette matrice sous forme de poudre. Cette innovation vise à simplifier l’application du produit sur les plaies. Lorsqu’elle est appliquée, la poudre forme une couche protectrice semblable à une croûte, créant ainsi un milieu propice à la cicatrisation. Cette couche se résorbe naturellement avec le temps, permettant au tissu sain de se régénérer en dessous.
Cette croûte protectrice peut demeurer en place pendant plusieurs semaines, assurant une protection continue et favorisant efficacement le processus de guérison

Cette méthode pourrait s’avérer particulièrement utile pour les plaies chroniques ou compliquées, telles que celles présentant des signes de complications comme l’exposition osseuse ou tendineuse, en particulier pour les patients chez qui les options de greffe, Thérapie Par Pression Négative (TPN), ou lambeau ne sont pas envisageables.

Il est à noter que cette nouvelle forme de matrice en poudre peut être appliquée en consultation externe, sans nécessiter une intervention en salle d’opération. Cette facilité d’utilisation représente un avantage significatif pour le traitement des plaies.

Cette approche pourrait offrir une alternative intéressante par rapport aux traitements existants, tels que le gel de PRP ou d’autres matrices dermiques, en particulier pour les plaies récalcitrantes datant de plus de 6 mois.

L’introduction de cette poudre INTEGRA® pourrait marquer une étape importante dans le domaine du traitement des plaies, offrant une nouvelle option simple pour les patients et les professionnels de santé.

Faciliter la douche en cas de contention

Faciliter la douche en cas de contention

Besoin de se doucher tout en maintenant une jambe sous contention ? Découvrez Hydroprotect®, la housse de protection étanche et confortable. Disponible en pharmacie.

Pour ceux confrontés au défi de maintenir une jambe sous contention pendant plusieurs jours tout en ayant besoin de se doucher, une solution existe : la housse de protection Hydroprotect®. Conçue pour offrir une protection fiable et confortable, cette housse permet de garder la zone concernée au sec tout en permettant de profiter de la douche en toute sécurité et hygiène.

C’est un dispositif simple qui recouvre entièrement la jambe. Léger et imperméable, il est facile à enfiler et ne serre pas la jambe, évitant l’effet garrot.

Hydroprotect® combine un joint en caoutchouc naturel pour l’étanchéité avec une enveloppe en polypropylène recouvert de polyéthylène hydrophobe. Il est lavable à 30 degrés et adaptable en taille, ce qui le rend pratique pour différents usages.

Disponible en pharmacie, il peut être une option à considérer pour ceux qui doivent garder leur bandage au sec pendant la douche.